La vitesse et la réactivité sont les conditions essentielles du succès. On en est presque au point où être le premier vaut mieux que d’être intelligent. (Lou Gertsner)
*illustration de Miroslav Sasek
La vitesse et la réactivité sont les conditions essentielles du succès. On en est presque au point où être le premier vaut mieux que d’être intelligent. (Lou Gertsner)
*illustration de Miroslav Sasek
Quand j’ai gagné des billets pour assister au Grand Prix de Montréal lors d’un tirage au bureau parmi les membres de l’équipe dont je fais partie, j’ai tout de suite dit : génial. Et tout de suite pensé que la personne pour m’accompagner serait François, mon cousin pilote, non pas de Formule 1, mais d’ULM et autres objets volants (identifiés) avec qui j’ai passé l’une des plus belles journées de ma vie, en 2003, à voler en deltaplane motorisé.
C’est donc avec lui que je serai aujourd’hui, en train de vivre une course automobile en vrai pendant que des lecteurs de journaux, en commençant par ceux peints par Johann Peter Hasenclever, en profiteront pour vous donner à lire quelques réflexions sur la vitesse, un sujet qui semble tout à fait approprié pour ce dimanche.
Car la vitesse est la forme d’extase dont la révolution technique a fait cadeau à l’homme, a écrit Milan Kundera.
Quand tombe une averse et mouille peu
je rassemble un mur de part et d’autre
bruit des yeux sur les genoux ce que
les doigts ne sentent pas car il y a du vrai
dans le retour esquisse de ce qu’on fabule
je penche à droite écriture cursive lucide
rejoins les mythes dans leur territoire
Nada Sattouf, Le portrait de ma mère
*choix de la lectrice de David Becker
Voilà des jours que je contemple cette toile avec une envie folle d’y entrer. De partir à l’aventure. De sillonner les routes qui mènent à l’océan. Peut-être parce que tout le monde autour de moi parle de vacances.
Il est vrai que c’est de saison, nous sommes en juin. Cape Cod ou le Gaspésie sont souvent au cœur des conversations. Ou alors Cuba ou la Californie.
Quant à moi, je retournerais bien à Rockport, dans le Massachusetts. Ou je partirais à la conquête de Terre-Neuve. Ou encore, j’en rêverais, bien installée dans ce tableau.
*toile de Deborah Dewit
Qu’écrira-t-elle pour donner vie à la toile de dimanche dernier? Quelques vers, une nouvelle, juste une phrase? C’est ce que nous saurons demain, à la même heures, alors que seront validés tous les textes déposés, ce qui vous laisse du temps pour terminer le vôtre. N’est-ce pas?
*toile de Christina Robertson
Je te quitte cher poème
porte-toi bien
je vais ailleurs
voir si j’y suis
et toi
tu n’as
qu’à me suivre
Jacqueline Risset, Petits éléments de physique amoureuse
*choix de la lectrice signée Harald Metzkes
Nous méritons toutes nos rencontres. Elles sont attachées à notre destinée et ont une signification qu’il nous appartient de déchiffrer. (François Mauriac)
*toile d’Edmund Blair Leighton
L’objet obsédant de l’amour
quand il s’absente
et déserte
la tête
ah tu es
la douceur
tu es le secret
dans le paysage
– surpris
tu es le paysage
gonflement de l’air dans le
poitrail
désir d’écrire
désir tout court
Jacqueline Risset, Petits éléments de physique amoureuse
*choix de la lectrice de Jean Metzinger
Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent qui change de sens! (Judith Bouilloc)
*toile de Terry Miura
Je sais
bien sûr
que tu
t’en iras vite
mais je t’ai vu
je t’ai connu
vif instant de naissance absolue
dans moins qu’un nom
Jacqueline Risset, Petits éléments de physique amoureuse
*choix de la lectrice de Deborah Mendiola Toth (dont toute trace a disparu)
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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