Il faut vouloir pour agir, et connaître pour vouloir. (Félicité de La Mennais)
*toile de Kirill Chelushkin
Il faut vouloir pour agir, et connaître pour vouloir. (Félicité de La Mennais)
*toile de Kirill Chelushkin
En flammes fraîches sur nos joues
le souffle du printemps palpite
à la marée de mars
vent fleuve cheveux vêtements
mouvantes algues parfumées
grincements d’arbres doux navire
que ploie la vague
flux et reflux de la lumière
sous-bois brindilles ne sont plus
que soleil en poussière
flaques d’eau : monde
renversé ridé clair
Michel Collot, De chair et d’air
*choix de la lectrice de Joseph Dawson
Estérel
Marée rouge tes vagues
suspendues dans le ciel
écarlate s’écartent
tempête pétrifiée
pour nous laisser passer
au milieu de la mer
fouler les pierres bleues
d’une baie de cobalt
éprouver ses assises
de la plante des pieds
plateau continental
assurer notre allure
sur un socle d’azur
conjurer le vertige
falaise horizontale
marcher dans l’insondable
abîme praticable
jusqu’à l’extrémité
du disque minéral
platitude parfaite
orbe de l’horizon
courbe de la planète
immuable en sa course
aux corniches de l’air
où s’accrocher une étoile
établie dans le vide
qui porte l’univers
Michel Collot, De chair et d’air
*choix de la lectrice de Marguerite Dyer
Une fois de plus, grâce à une carte envoyée par ma filleule, je découvre une artiste. Cette fois, il s’agit d’Anna Niestroj, une artiste multidisciplinaire, intéressée tant par le design que par les lignes et motifs.
On se réfugie dans la mémoire par désespoir du beau qu’on a rêvé. (Gustave Flaubert)
*toile d’Alexei Ravski
Cueillir la lune entre les nuages
pour savourer son goût de miel
et la retourner dans ma paume
pour caresser son épiderme
en un prélude nuptial
Mordre la pulpe à pleines dents
la faire fondre sous ma langue
pour m’enfoncer haut dans le ciel
jusqu’aux étoiles les plus lointaines
au bord extrême de l’extase
Michel Collot, De chair et d’air
*choix de la lectrice de Caitlin Shaerer
À part la pluie et les feuilles des
armoires à part les marées et ses
cortèges de bois j’ai l’intuition
reprends le récit de son accalmie
les fleuves coulent de moiteur légende
indienne me voici ce rite de quel
œil m’ouvrir une zone qui se mure
Nada Sattouf, Le portrait de ma mère
*choix de la lectrice de Maria Blanchard
Toute l’écriture est pleine de poésie, dans les endroits mêmes où l’on ne trouve aucune trace de versification. (Fénelon)
*toile de Ximena Cuadra
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