À qui s’en remettre, sinon aux nuages, pour tracer les contours du présent.
(Max-Henri de Larminat, Nuages)
*toile de Wende Caporale
À qui s’en remettre, sinon aux nuages, pour tracer les contours du présent.
(Max-Henri de Larminat, Nuages)
*toile de Wende Caporale
Îles dormantes, les nuages changent la carte du ciel en rêvant.
(Max-Henri de Larminat, Nuages)
*toile de Blaise Vlaho Bukovac
Pendant des heures je regarde le ciel et les nuages me tiennent lieu de pensées.
(Max-Henri de Larminat, Nuages)
*toile de Kevin Beilfuss
Je prendrais volontiers la place de la lectrice peinte par Alexandre Denonne, et sans aucune hésitation. Si les arbres étaient enfin en fleur et s’il ne pleuvait pas presque tous les jours. Ce qui m’a donné l’idée d’ajouter un paramètre à la scène livresque que je vous propose dimanche après dimanche, depuis plus de dix ans.
Et si, inspirées par la toile, vous me racontiez une histoire dont je serais l’héroïne? Cela vous tente?
Je me réjouis d’avance de vous lire dans sept jours au moment de la validation des textes, et je suis sûre que je ne suis pas la seule à espérer ce moment.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
Pour franchir le vide qu’ouvre la feuille blanche dans la table, le nuage se glisse dans les mots que je lui prête.
(Max-Henri de Larminat, Nuages)
*toile de Robert T. Barrett
Pris au piège des mots, hâlés jusque sur ma feuille, le nuage poursuit en géométrie plane un long voyage calligraphique.
(Max-Henri de Larminat, Nuages)
*toile de Mark Arian
Chaque nuage tire spectacle d’une énigme.
(Max-Henri de Larminat, Nuages)
*toile de Michael Peter Ancher
Je devais avoir quatre ans, guère plus, quand mes parents m’ont emmenée avec eux chez le patron de mon père qui les avait invités à souper, lequel avait entendu dire que je ne dessinais bien pour mon âge. Ce qui lui a donné l’idée de m’offrir une tablette à dessin pour que je ne m’ennuie pas. Avait-elle 100 pages? Plus? Moins? Peu importe. Je les ai toutes utilisées pour dessiner des nuages de toutes les tailles et de toutes les formes, au grand désespoir de ma mère, qui avait vanté mes talents.
Et à l’occasion de la fête des Mères, j’ai eu envie de lui rappeler ce souvenir et de lui offrir, ainsi qu’à vous, quelques images représentant des mères et des filles en train de lire, en commençant par celle-ci, peinte par Lola Rosita Badman. Mais pas n’importe quel livre. J’ai en effet choisi pour elles Nuages de Max-Henri de Larminat, et pour débuter, cet entrait : Les nuages n’en finissent jamais de plier et de déplier ces grandes pages dont ils ne savent que faire. De les déchirer comme par inadvertance. De les recoller presque avec soin. De les retourner en tous sens en faisant semblant de chercher le début d’un message, qu’au vrai, ils ne désirent pas lire.
L’éternel retour
j’en ai passé des nuits à douter du soleil
j’en ai passé des jours à douter des étoiles
J’ai rêvé dans un puits la chute et le sommeil
et l’éternel retour des reflets et des voiles
j’en ai passé des nuits
à douter du soleil
j’ai rêvé dans un puits
la chute et le sommeil
je te prenais pour rien tu te prenais pour tout
je me prenais pour tout tu me prenais pour rien
je me prenais pour rien tu me prenais pour tout
je te prenais pour tout tu te prenais pour rien
je te prenais pour moi
tu me prenais pour toi
je me prenais pour toi
tu te prenais pour moi
j’en ai fait des exploits j’en ai fait des manières
j’en ai joué des jeux et j’en ai fait des guerres
j’en ai dicté des lois j’en ai mangé des pierres
j’en ai volé du feu et découvert des terres
j’en ai fait des exploits
j’en ai fait des manières
j’en ai dicté des lois
j’en ai mangé des pierres
j’en ai vu j,en ai lu j’en ai su j’en ai cru
sans jamais rien savoir et sans jamais rien croire
de berlue en bévue et de flux en reflux
j’en ai cru des miroirs j’en ai su des histoires
j’en ai cru des miroirs
j’en ai su des histoires
sans jamais rien savoir
et sans jamais rien croire
j’en ai passé des nuits à douter du soleil
j’en ai passé des jours à douter des étoiles
Brigitte Fontaine, Genre humain
*choix de la lectrice de Stéphanie Béliveau

(illustration de Galla Yegorenkova)
Quelle jolie scène, me suis-je dit en trouvant cette carte postale envoyée par Dymphie dans ma boîte aux lettres. Probablement parce que je rêve d’avoir un jour un tel secrétaire depuis très longtemps.
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