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CHILDS (Casey) - 1

Comme les semaines passent vite! Il me semble que je viens tout juste d’accrocher la toile du peintre Huan Guanyu, alors qu’elle est là depuis une semaine et que je viens de valider les textes déposés sur celle-ci.
Je vous invite à les lire et même à les commenter si vous en avez envie.

À moins que vous ne préfériez dès maintenant déposer quelques lignes sur la toile de ce dimanche, une scène imaginée par l’artiste Casey Childs… À vous de voir. Ce n’est que dans une semaine, et pas avant, que les textes écrits pour faire vivre la scène livresque de cette semaine seront validés. Vous avez donc plus que le temps de vous laisser porter par votre imagination.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

Parlez-vous québécois 4

REYNAUD (Marius)

L’autre-bord : outre Atlantique, l’Europe
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)

*toile de Marius Reynaud

Parlez-vous québécois 3

HINTERMEISTER (Henry) - 3

Atriquage : accoutrement
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)

*illustration signée Henry Hintermeister

Parlez-vous québécois 2

GOWEY (Chad) - 8

Avoir la bouche molle : parler sans articuler, notamment après avoir trop bu.
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)

*illustration de Chad Gowey

Parlez-vous québécois 1

CRAIN (Kay) - 9

Parce que je suis tombée sur un bouquin qui m’a beaucoup plu, je vais lui consacrer plus d’un dimanche à partir d’aujourd’hui. Cela fait partie du bonheur et de la liberté d’avoir un lieu à soi!

Il s’agit du livre Parlez-vous québécois? de Claire Armange, publié en 2011, dont j’ai extrait de nombreuses expressions que vous aurez – je l’espère – le plaisir de les découvrir pour certains et de les redécouvrir pour d’autres, notamment Armando, Anémone et Anne qui ont visité le Québec récemment ou il y a quelques années.

Les lecteurs et les lectrices qui les présenteront n’auront peut-être pas, à première vue, de points communs pour autre que moi. En effet, je les ai choisis parce qu’ils me donnaient l’impression d’être des voyageurs, en commençant cette lectrice peinte par Kay Crain pour qui j’ai choisi cette expression :
Aboyer à la lune : perdre son temps à essayer l’impossible, souvent en se plaignant de ne pas obtenir ce qui est désiré.

Quand on n’a que l’amour 3

BRON (Odile)

Je respire par tes mains
Je me couvre de ta peau
Je te bois
Je deviens
Soleils rouges
Tu es mon paysage mon tempo ma cadence
Mon naufrage et ma rime ma vague et mon volcan
Mon îlot de lumière ma bouteille à la mer
Mon homme argile

Imasango
(dans Quand on n’a que l’amour de Bruno Doucey et Sabine Péglion)

*choix de la lectrice d’Odile Bron

Quand on n’a que l’amour 2

BOYER (Richard) - 2

Je suis ton aube
Je suis ta nuit
Je suis une poussée de fièvre
Je suis un battement d’aile
Je suis une ardeur lycéenne
Je suis un cri sans fin
Je suis cette main tendue au coin d’une rue
Je suis cette faim qui rend toute pensée frêle
Je suis le sommeil d’un peuple millénaire
Je suis une angoisse inexpliquée
Je suis cette femme qui vient d’être aimée
Une langueur qui tâtonne
et guette l’aurore au fond d’une falaise
Un désir, un souvenir de ce que tu fus,
Longtemps,
Longtemps,
Avant d’être ce que tu es.
Je suis un songe de liberté
Et cette nuit,
C’est de toi,
Terre d’émeraude,
Que j’ai rêvé.

Ketty Nivyabandi
(dans Quand on n’a que l’amour de Bruno Doucey et Sabine Péglion)

*choix de la lectrice de Richard Boyer

Ce que mots vous inspirent 2308

BROWN (Delia) - 9

La rencontre, c’est aussi oser faire des faux pas. Il n’y a pas de mode d’emploi pour aller vers l’autre, juste une certaine curiosité. (Alexandre Jollien)

*toile de Delia Brown

Quand on n’a que l’amour 1

BOURLA (Irit) - 17

On partira c’est sûr
appuyés l’un à l’autre

parmi le cri des mouettes
délivrant la mer
les lueurs de l’aube
inclinant l’horizon
et ce sillage au loin
qu’il nous faudra franchir

On partira c’est sûr
appuyés l’un à l’autre

Mais que ta main encore
sur la mienne se pose

passerelle de vent
occultant l’abîme

en cette course
à l’infini des jours

qu’elle inscrive sur la berge
la caresse de l’instant
la profondeur des choses
la trace de nos pas

ce sillage fragile
minutes partagées
à la saveur du vivre

Sabine Péglion
(dans Quand on n’a que l’amour de Bruno Doucey et Sabine Péglion)

*choix de la lectrice d’Irit Bourla

Ce que mots vous inspirent 2307

HASSAM (Frederick Childe) - 14

La vie serait impossible si l’on se souvenait, le tout est de choisir ce qu’on doit oublier. (Roger Martin du Gard)

*toile de Frederick Childe Hassam