Alors que je viens à l’instant de valider les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, je vous propose cette semaine de faire connaissance avec la lectrice du peintre Huang Guanyu afin que vous nous la racontiez en vos mots.
C’est avec plaisir que nous vous lirons dimanche prochain, et pas avant, alors que tous les commentaires seront validés d’un coup et qu’une nouvelle scène livresque vous sera proposée.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

2 réponses
Les soleils lui ouvraient les bras,
La mousse offrait un doux tapis
Pour que ses rêves d’ici-bas
Entre terre et ciel la relient.
Je pense à elle et je lui écris
À l’encre pure de mes nuages
Il y a du bleu au milieu du gris
Le ciel est plein de tatouages
Elle ne partira pas en ballade
Dans le doux soleil du matin
Ce dimanche pas de promenade
La rose l’attendra en vain
Elle se souviendra d’un air de saxo
Du rire joyeux d’un petit enfant
D’un lac qu’elle a pris en photo
Et de quelques odeurs de printemps
Je pense à elle et je lui écris
À l’encre pure de mes nuages
Je ne voudrais pas qu’elle oublie
Le ciel bleu de ses paysages
Dans les jours les plus ingrats
Gérard lui murmure une chanson
Qu’elle a déjà entendue mille fois
Dans le silence de sa maison
Elle aura encore des jours
Qui auront peur des lendemains
Des mots amers et des injures
Pour oublier son chagrin
Et moi qui ne prie jamais
Je lève les yeux vers le Seigneur
J’ai des mots mais je me tais
Les dieux n’ont pas de coeur
Puis, je me penche et je lui écris
À l’encre pure de mes nuages
Je regarde mes photographies
Et je vois défiler ses images…