
N’est-il pas formidable, grâce à une carte postale, de découvrir un jardin, le Tiergarten de Berlin, et l’artiste allemand Heinrich Zille?

N’est-il pas formidable, grâce à une carte postale, de découvrir un jardin, le Tiergarten de Berlin, et l’artiste allemand Heinrich Zille?

Un jour, dans une vingtaine d’années, mon amie Ode et moi ressemblerons à ces vieilles dames de l’artiste Inge Löök, que j’affectionne tant. Probablement, voire sûrement. C’est ce que je me disais hier matin, alors que la veille j’avais fait fi de mes peurs et décidé de manger à l’intérieur d’un restaurant, et non pas de m’attabler à une terrasse, pour la première fois depuis février 2020.
Et ce fut si agréable. Bonheur des retrouvailles. Et tellement plus. J’ai eu beaucoup de chance que ma route croise la sienne il y a 15 ans.

Encore une semaine qui a filé à toute vitesse… Et dans quatre semaines, nous ne serons plus qu’à quelques jours de Noël. Et ça commence à se faire sentir. Les stationnements des centres commerciaux étaient bondés hier après-midi, et certains ont profité de leur samedi pour suspendre des guirlandes lumineuses à leur balcon.
Il est donc temps de vous proposer une nouvelle scène livresque à faire vivre en vos mots. C’est sur une toile de l’artiste Svetlana Simonenko que s’est arrêté mon choix. Parce qu’elle est pleine de fantaisie, tout simplement. La suite vous appartient.
Vous avez donc une semaine devant vous avant la validation des commentaires, ce qui vous laisse amplement le temps de lire les textes déposés sur la toile de dimanche dernier et d’écrire quelques lignes. C’est avec joie que nous lirons ces textes dimanche prochain.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine!

Le temps d’un tableau, le peintre ukrainien Oleg Shupliak a réuni l’écrivain Nicolas Gogol et Vakoula, le héros de sa nouvelle tirée des Soirées du hameau, « La nuit de Noël », lequel a inspiré à Piotr Ilitch Tchaïkovski l’opéra Vakoula le forgeron.
Les cartes postales n’en finissent pas de m’en apprendre. Preque autant que certains livres.

La vie continue. C’est ce qu’on se dit, c’est ce que les autres s’efforcent de nous dire. Et c’est bien ce qui se passe. Mais la vie n’est plus pareille à celle qu’elle était la veille.
Il manque à la vie une part essentielle. Et il n’est pas de jours sans que je ne cultive les souvenirs de dix années de vie aux côtés de celui qui nous quittés il y a cinquante ans aujourd’hui.
J’entends encore sa voix sans même fermer les yeux. Je le revois nous donner à Monique et à moi une part de son souper, une tranche de pain rôti recouverte d’un œuf, qu’il prenait soin de couper en petits carrés. Y en avait-il neuf ou seize? Combien en gardait-il pour lui?
Je revois nos parties de cartes. J’entends le rire de Monique quand il se pliait à la demande de celle-ci, les bras levés bien haut : Grand-papa, chatouille-moi!
Je nous revois assis tous les deux, dans la même chaise berçante, devant l’écran de télévision afin de regarder avec enthousiasme les matchs des Canadiens de Montréal tous les samedis. Comme il serait déçu de voir l’équipe actuelle s’écraser devant ses adversaires partie après partie.
Je pense à lui ce soir. Je pense à lui souvent. Lui m’a appris à lire pour que je cesse d’arracher les images des encyclopédies. Qui m’a enseigné un morceau au piano, tout simple, le seul qu’il avait retenu, lui qui avait un jour décrété qu’il n’en avait rien à faire des leçons de piano. Lui qui m’a fait aimer les fanfares, lui qui avait joué du trombone à coulisses alors qu’il était jeune homme.
Je pense à lui ce soir en regardant la bague qu’il avait offert à ma grand-mère avant de partir au front et que je porte depuis le jour de mes 13 ans.
La vie a continué depuis 1971. Bien sûr. Mais elle n’a plus jamais été pareille. Jamais plus.
*toile de Gérald Engelvin

Je suis fan du travail de l’artiste Virpi Pekkala. Et avec la semaine pluvieuse qu’on nous annonce, cette carte postale ne pouvait mieux tomber!

Les cartes postales nous permettent de faire le tour du monde et de découvrir des artistes. Entre autres. Et tout cela en prenant connaissance du contenu de notre boîte aux lettres.
C’est ainsi que j’ai pu admirer de nombreuses toiles de l’artiste Maxfield Parrish, originaire de Philadelphie, en plus de celle-ci, qui a pour titre La lumière du rêve.

J’aime énormément les créations de l’artiste Gwenaëlle Trolez. Et cette carte postale est un parfait exemple de ses collages dont je ne me lasse pas!

Alors que je viens à l’instant de valider les textes que vous avez déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, je vous propose cette semaine de découvrir l’univers de l’artiste suisse Carole Béatrice Perret et de donner vie à ce tableau.
Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera visible avant dimanche prochain. Vous avez donc amplement le temps d’écrire quelques lignes que nous nous ferons une joie de lire dans une semaine.
D’ici là, profitez bien des couleurs de l’automne, car de nombreux arbres sont encore couverts de feuilles même s’il y en a beaucoup au sol. Et retrouvons-nous dimanche prochain pour la suite!

Plus nous nous enfonçons dans l’automne, plus j’ai envie d’océan et de plage. Cette illustration signée Marjolein Bastin, envoyée par Heike, tombe donc à point.
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