À la lectrice peinte par Michel Orlinsky, j’ai envie d’offrir Maryse de Francine Noël, un roman inoubliable, considéré comme une révélation par André Vanasse.
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À la lectrice peinte par Michel Orlinsky, j’ai envie d’offrir Maryse de Francine Noël, un roman inoubliable, considéré comme une révélation par André Vanasse.
Pour la lectrice de Carl Larsson, le compte rendu de Dialogues intimes d’Hélène Rioux, que j’ai signé pour Lettres québécoises en 2003, que les amateurs de théâtre pourront découvrir cet été à Lavaltrie.
C’est une scène croquée par l’artiste Heather Neill, de Pennsylvanie, que je vous offre en ce dimanche. Une scène pour le moins inusitée ou un moins suffisamment originale pour vous inspirer quelques mots. Libre à vous maintenant de choisir la forme et le ton, et de nous livrer en vos mots ce que la toile de ce dimanche a évoqué.
Les commentaires seront validés au moment de l’accrochage d’une nouvelle toile, dans sept jours. Mais vous avez à lire d’ici là : les textes déposés sur la toile du 17 juin viennent tout juste d’être validés.
Bonne lecture, donc, et à dimanche prochain pour la suite!
Pour le lecteur peint par Edgard Maxence, de l’écrivain Robert Lalonde que j’aime beaucoup, Le diable en personne, roman paru en 1989, analysé ici par Aurélien Boivin.
Pour la lectrice de Jean-Étienne Liotard, un extrait du premier roman de Sylvain Trudel, Le souffle de l’harmattan, considéré dès sa parution comme une œuvre majeure de la littérature québécoise.
Pour la lectrice peinte par Henry Bacon, une lecture remarquable du roman de Laure Conan, Angéline de Montbrun, signée Jean-Louis Lessard, professeur de littérature à la retraite dont le site met en évidence des titres non récents de la littérature de chez nous afin qu’ils ne tombent pas dans l’oubli.
En ce jour de la Saint-Jean, fête nationale des Québécois, la petite lectrice de l’illustratrice roumaine Georgiana Chitac a enfilé une robe aux couleurs de notre drapeau et invité neuf lecteurs à porter du bleu. À chacun d’eux, elle compte suggérer un titre de la littérature de chez nous parmi mes préférés.
Pour débuter cette journée, un des romans les plus importants de notre littérature, Kamouraska d’Anne Hébert, à propos duquel vous trouvez une excellente analyse ici.
j’ouvrais les portes pour sortir
j’ai abandonné des salons accablants
des jardins secrets
des labyrinthes embrouillés
des villes emmuraillées
gravides d’histoire
des temples remplis de dieux absents
ce n’était pas vrai
je passais seulement d’une chambre à l’autre
l’exil était entre les murs
je sors maintenant
je porte avec moi le premier mot
de plusieurs poèmes
que peut-être je n’aurai pas le temps d’écrire
j’écoute mon propre souffle
embrouillé dans le silence
je prends ma main
je marche
Monique Mansour, Poèmes
*choix de la lectrice signée Ute Bartsch
Quelques lignes. Il n’en faut pas plus pour animer une toile. Trouvera-t-elle, à l’instar des deux envosmotistes qui ont déjà déposé leur texte, les mots pour donner vie à celle de dimanche dernier?
*toile d’August Müller
le temps est aride
je marche nu-pieds
en me brûlant la plante des pieds
sur l’immensité incolore
je ne sais pas quand j’arrive au bord
et je bascule
tu es le précipice inattendu
je ne sais pas
si en bas je trouverai tes bras
ou si je toucherai le fond
avec la plante des pieds
Monica Mansour, Poèmes
*choix de la lectrice d’Harriet Backer
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