Ils ont gagné les doigts dans le nez. — They won hands down.
*illustration de David Wyatt
| D | L | M | M | J | V | S |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |
Il peut maintenant voler de ses propres ailes. — He can now stand on his own two feet.
*toile d’Olga Samarina
Faute de grives, on mange des merles. — Half a loaf is better than no bread.
*pour la lectrice peinte par William Butler Yeats
Parce que mon travail de réviseure et de traductrice m’amène à corriger régulièrement des expressions traduites littéralement du français vers l’anglais ou le contraire, et parce que l’expression It’s raining cats and dogs se traduit par Il pleut des cordes, j’ai invité quelques lecteurs et lectrices accompagnés de chats et de chiens à se joindre à nous afin de découvrir quelques expressions qui comportent leur lot de nuances d’une langue à l’autre.
Ainsi donc, pour les personnages peints par Carlton Alfred Smith, ceci :
J’ai des fourmis dans les jambes — I’ve got pins and needles in my legs
Sagesse
Ne me regarde pas
de peur que tu reviennes.
Laisse-moi avec ma lourde chaîne,
ma puissance d’aimer,
et mes désirs,
et mon grand rêve
tel un arc-en-ciel immense
se déroulant la nuit.
Ne me regarde pas
de peur que de mes yeux, le diamant humide
ne se reflète dans le lac profond des tiens
et que mon sourire figé ne t’émeuve.
Je ne veux pas de ta pitié.
Ne me regarde pas,
Sinon tu reviendras.
Il ne faut pas.
Prends le vaste arc-en-ciel,
fais-en l’écharpe qui soutiendra ton cœur;
Ne me regarde plus.
Emmeline Carriès-Lemaire
(dans Terre de femmes de Bruno Doucey)
*choix de la lectrice d’Isaac Israëls
Confiance
Ils s’aiment en silence, et leur cœur se consume;
En attendant toujours l’instant qui doit venir.
Ils souffrent, mais pourtant ils n’ont pas d’amertume,
Ils savent que demain leur tourment va finir.
Ils savent que demain les Heures merveilleuses
Viendront sonner pour eux la fête de l’Amour
Et qu’Elles souriront aux belles amoureuses
Qui pleurent dans la nuit en espérant le jour.
Et dans le soir, fiévreusement, leurs bras se tendent
Bien qu’ils soient séparés, ils se parlent tout bas.
Ils disent doucement que leurs âmes attendent,
Et qu’il est des amours qu’on ne détruit pas.
Ida Faubert
(dans Terre de femmes de Bruno Doucey)
*choix de la lectrice de Konstantin Korovin
– Que dit l’étoile du matin au soleil qui se lève?
– La douceur de la nuit et l’importance du doute.
– Que répond le soleil?
– La puissance des convictions et la beauté de la lumière.
(Pierre Bottero)
*toile d’Igor Zhuk

J’ai dans le corps des manières
de torrents en délire
grondements de terre en soubresaut
rebelle
la révolte dans le corps
ancrée
dès la première aube
dans la langue des hommes
point de mots
pour peindre mes remous
J’ai dans le corps des mots fous
déferlent
cendres soufre laves
et le temps depuis les Érynies
dans mon corps
n’est plus temps
soifs
montagnes
roches chauffées à blanc
éclats
Marie-Célie Agnant
(dans Terre de femmes de Bruno Doucey)
*choix de la lectrice de Delphin Enjolras
Être heureux, c’est à la fois être capable de désirer, capable d’éprouver du plaisir à la satisfaction du désir et du bien-être lorsqu’il est satisfait, en attendant le retour du désir pour recommencer. (Henri Laborit)
*toile de Ryan Sweere
J’ai posé mes rêves sur la pointe du lit
pour que ne tremble point
la poussière de nos yeux
Pays de boues incandescentes
et de pétales en croix
Amour d’écumes de déraison
apprends-moi à marcher à petits pas
car la pluie s’impatiente
et les fleurs se rebellent
Pays de soleils irréels
le ciel attend
ton signal pour arrimer les étoiles
Évelyne Trouillot
(dans Terre de femmes de Bruno Doucey)
*choix de la lectrice de Gustave Jacquet
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents