Je voudrais atteindre
tendresse.
Je voudrais étendre
ses tresses sur
le désert de mon
dos.
je voudrais guérir
cette tristesse
qui me nomme.
Patrice Desbiens, Bleu comme un feu
*choix de la lectrice de Rob Graafland
Je voudrais atteindre
tendresse.
Je voudrais étendre
ses tresses sur
le désert de mon
dos.
je voudrais guérir
cette tristesse
qui me nomme.
Patrice Desbiens, Bleu comme un feu
*choix de la lectrice de Rob Graafland
Il y a une fissure dans tout. C’est ce qui permet à la lumière d’entrer. (Leonard Cohen)
*toile de Kay Jackson
Je me réveille.
Elle est elle.
Je l’appelle.
le lac noir de ses
yeux me mouille
les lèvres.
Son rire riverain
défait l’argile
de la lumière.
Patrice Desbiens, Bleu comme un feu
*choix de la lectrice de Catherine Ducreux
La musique laisse comme une vibration dans l’air, une rémanence que l’on emporte avec soi. (Jojo Moyes)
*toile d’An He
Elle est belle comme
un bleu sur la peau
d’un poète.
Elle est bleue comme
un feu sauvage
dans une forêt vierge.
Patrice Desbiens, Bleu comme un feu
*choix de la lectrice de Barbara Grossman
Comme il est étrange que les souvenirs soient nos seules certitudes. (Cees Nooteboom)
*toile de Serge Marjisse
Sur ma bouche
son nom sera
mon dernier souffle.
Elle.
Elle.
L’infiniment
belle.
Ses yeux où se noie
une rivière.
Patrice Desbiens, Bleu comme un feu
*choix de la lectrice de Kathryn Townsend
On croit plus facilement l’erreur que la vérité, surtout quand il s’agit de se faire souffrir. (Jules Romains)
*toile de Joaquin Torres Garcia
Je t’ai cherché
Je t’ai cherché, mon bien-aimé, dans tous les espaces secrets,
Dans la forêt de laine blanche des nuages
Suspendus au matin tels les fruits bleus du gel.
Là le vent est un Dieu sur la fin de notre âge,
Il joue avec des astres morts et des naines de neige.
Là le vent boréal accroche ses cloches d’argent
Parmi d’aveugles ouragans, et son souffle secoue
Les bivouacs de la nuit, disperse à l’aube les étoiles.
Là, sur tous les chemins du temps, les convois infinis et bleus
Où dansent des spectres de feu transpercés d’éclats du soleil,
Là où scintillent les photons nouveau-nés, là
Où rougeoient les cœurs mystérieux des Céphéides,
J’ai cherché ta trace, partout, et j’avais les yeux de la foudre,
Du tonnerre j’avais la voix, t’appelant durant tant d’années,
Je chantais ton nom dans la nuit comme jadis les troubadours,
J’étais folle de nostalgie et j’étais malade d’amour.
Dora Teitelboïm (1914-1992)
(Anthologie de la poésie yiddish)
*choix de la lectrice d’Édouard Vuillard
Le graveur Ken Swanson, du Wisconsin, à qui l’on doit ces quelques scènes livresques, est loin d’être à court d’imagination. Comme vous pourrez le constater en le visitant.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents