Parce qu’en pensant à lui
Je m’étais endormie
Sans doute il m’apparut.
Si j’avais su que c’était un rêve
Je ne me serais certes pas réveillée.
Ono no Komachi, dans Anthologie de la poésie japonaise
*choix de la lectrice de Rupert Bunny
Parce qu’en pensant à lui
Je m’étais endormie
Sans doute il m’apparut.
Si j’avais su que c’était un rêve
Je ne me serais certes pas réveillée.
Ono no Komachi, dans Anthologie de la poésie japonaise
*choix de la lectrice de Rupert Bunny
Ces vagues des glycines
Que j’ai plantées dans mon jardin,
Pour en faire un souvenir de vous
Quand j’aurai par trop de nostalgie,
Voici qu’elles sont maintenant en fleur
Yamada no Akahito, dans Anthologie de la poésie japonaise
*choix de la lectrice de Jean-François Zanette
Que n’ai-je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum!
Satomura Shôha, dans Anthologie de la poésie japonaise
*choix de la lectrice de Mehmet Güleryüz
Porté par l’obscurité.
Je croise une grande ombre
dans une paire d’yeux.
Tomas Tranströmer, La grande énigme
*choix de la lectrice de Christelle Veron Cherbonnier
Vent immense et paisible
de la bibliothèque marine.
Où je peux reposer.
Tomas Tranströmer, La grande énigme
*choix de la lectrice de Géraldine Theurot
Écoute bruisser la pluie.
Je murmure un secret pour
pénétrer son cœur.
Tomas Tranströmer, La grande énigme
*choix de la lectrice de Lucila Viso
L’amour, naissance universelle,
D’un cœur à l’autre se répand,
La terre à l’homme, l’homme à elle :
– C’est l’aurore du sentiment.
William Woodsworth, Poèmes
*choix de la lectrice de Marc
Le soleil couché depuis longtemps.
Les étoiles sortent par deux ou trois.
Des oisillons pépient encore
dans les arbres ou dans les buissons.
Chants d’un coucou, d’un merle ou deux.
Murmure d’une brise au loin.
On entend sourdre l’eau des sources.
La souveraine voix du coucou
emplit tout le dôme du ciel.
Aurait-on le cœur d’aller à Londres
parader à des mascarades
par une pareille nuit de juin?
Les bonheurs ici sont si purs
le croissant de lune est si doux
cette nuit.
William Woodsworth, Poèmes
*choix de la lectrice d’Alexandre Carin
C’est un soir calme et libre, et d’infinie beauté,
L’heure sacrée est muette comme une nonne
Éperdue d’adoration; l’astre rayonne,
Épanoui, sombrant dans sa tranquillité.
*choix de la lectrice de Patricia Simsa
William Woodsworth, Poèmes
On cherche
toutes les nuits
avec peine
au milieu de terres lourdes et suffocantes
ce petit oiseau de lumière
qui flamboie et nous fuit
dans une plainte.
Idea Vilarino, Ultime anthologie
*choix de la lectrice de Joan Llimona
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