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Rouleaux de printemps 2

KLIMOWICZ (Mariano)

Il y a de la neige
partout ce matin

C’est comme être
dans une
enveloppe

Ça fait du bruit
quand on
respire

Patrice Desbiens, Rouleaux de printemps

*choix de la lectrice de Mariano Klimowicz

Rouleaux de printemps 1

LACEY-ROKOSH (Louise)

La seule place où je
voudrais me poser ce soir
c’est
dans tes bras

Respirer comme un
avion en amour
se balançant de
gauche à droite
entre les lumières
de tes yeux

avant d’atterrir
une fois pour toutes
une roue à la fois

Patrice Desbiens, Rouleaux de printemps

*choix de la lectrice de Louise Lacey-Rokosh

Un album qui ferait un bien joli cadeau de Noël

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Il n’y a pas que des mots tendres, des mots gentils, des mots empreints de douceur, des mots qui rassurent. Il y a aussi des mots qui blessent, des mots qui font peur, des mots méchants, des mots qu’on ne devrait jamais prononcer.

C’est de ces mots, beaux ou pas, dont il est question. De ces mots qui font mal auxquels on peut échapper en les remplaçant par d’autres qui réconfortent, par de la musique, par du soleil, par des je t’aime et par des rires, par ce qui vient du cœur et qui donne des ailes.

Voilà raconté simplement ce bel album poétique écrit par Claudie Stanké et illustré par Céline Malépart.
Un album qui fait du bien. Un album pour les jours de peine, les jours où tout nous pèse et où le cœur est trop lourd, les jours gris. Les jours qu’on voudrait oublier.

Un album à avoir sous la main pour tous ces jours et même les autres, plus gais.
Parce que nous avons tous besoin de gommer certains mots. D’effacer le chagrin provoqué par d’autres.

Un album qui ferait un bien joli cadeau de Noël.

Paysage 3

MAIDEN (Sydney)

Laissons les mots sourdre d’eux-mêmes,
nous mettre en branle, nous guider sans balises
à l’exception, ride après ride,
des reflets du ciel sur les flaques
qui peu à peu respirent, s’éclairent.

Pierre Dhainaut et Caroline François-Rubino, Paysage de genèse

*choix de la lectrice de Sydney Maiden

Paysage 2

HRASARKOS - 1

Nos traces, au gré du sable, ont tout le temps
de ne pas prendre forme, déjà il se soulève,
les répand, les disperse : la voie est libre,
la voie est infinie, le haut et le bas se confondent,
nous l’approuvons d’un même essor.

Pierre Dhainaut et Caroline François-Rubino, Paysage de genèse

*choix de la lectrice signée Hrasarkos

Paysage 1

REDON (Odilon) - 6

Ni les yeux ni la voix ne sont assez vastes,
généreux, ce qu’ils désirent, ils doivent,
d’avance, dans la distance, en être la lumière :
la vague n’est chez elle, fidèlement,
qu’en débordant la vague.

Pierre Dhainaut et Caroline François-Rubino, Paysage de genèse

*choix de la lectrice d’Odilon Redon

L’imparfait 4

TWOSE (David)

L’air trempe un bout de chiffon vers le ciel.
On n’a rien vu du reste.
L’enfance a de claires allées.
Qui jardine pousse le vent.
Les murs de la ville ont d’étonnants parages.

Et les mots ont pour eux l’ombre des arbres.

Philippe Leuckx, L’imparfait nous mène

*choix de la lectrice de David Twose

L’imparfait 3

McCOMB (Eowyn Wilcox) - 4

Mais apprendre l’aube sans souci de nuit.
L’averse loin de toute canicule. Le vent.
Le langage premier des ciels d’orage.
L’orange.
La main offerte.

Philippe Leuckx, L’imparfait nous mène

*choix de la lectrice d’Eowyn Wilcox McComb

L’imparfait 2

SKELTON (John)

On frôle la poussière des passages
La ville et tout autour les rumeurs
On laisse flotter le vêtement l’air
Qui vient se parfume d’aise
Dans la lenteur des visages
Parfois la vie le vent l’invite.

Philippe Leuckx, L’imparfait nous mène

*choix de la lectrice de John Skelton

L’imparfait 1

DE ZIEGLER (Charles)

Je sais que parfois la terre pèse sur mes pensées
La terre que je retourne en mars en ce jardin de ville
Celle de mes pères
Fermiers poètes
Celle de mes pairs
Que je lis relis relie
Et puis ce ciel dont je m’abrège.

Philippe Leuckx, L’imparfait nous mène

*choix de la lectrice de Charles de Ziegler