au bout des nuages
l’habituelle apothéose
du soir sur la plaine
Bertrand Nayet, La lune en mille gouttes
*choix de la lectrice de Mabel May Woodward
au bout des nuages
l’habituelle apothéose
du soir sur la plaine
Bertrand Nayet, La lune en mille gouttes
*choix de la lectrice de Mabel May Woodward
la brume d’automne
dans l’ombre au creux du méandre
le bleu s’effiloche
Bertrand Nayet, La lune en mille gouttes
*choix de la lectrice de Wally Wukowitz
vent du Pacifique
à chaque ressac des vagues
luisent les galets
Bertrand Nayet, La lune en mille gouttes
*choix de la lectrice peinte par un artiste inconnu de l’école française vers 1900
la courbe émeraude
de la vague juste avant
qu’elle ne se brise
l’âme ronde de la mer
se déroule fugitive
Bertrand Nayet, La lune en mille gouttes
*choix de la lectrice de George Butler
le sol me ravitaille
de ses volutes d’espace
j’habite l’oxygène
lové entre les mots
Nathaël Molaison, Il n’y aura pas d’autres saisons
*choix de la lectrice de Félix Buhot
et si l’automne nu s’avance
le regard plein d’échardes
je serai immuable
il n’y aura pas d’autres saisons
Nathaël Molaison, Il n’y aura pas d’autres saisons
*choix de la lectrice de Karl Albert Buehr
On a la vie de ses risques. Si on ne prend pas de risque, on subit, et si on subit on meurt, ne serait-ce que d’ennui. (Negar Djavadi)
*toile de Tom Wesselmann
il y a en nos corps deux pays étrangers
aphones
mon magma de peau
sous tes ongles
un écho
Nathaël Molaison, Il n’y aura pas d’autres saisons
*choix de la lectrice d’Alfred Broge
Si tu veux t’élever, apprends à tomber
Si tu veux monter, apprends à descendre
Si tu veux chanter, oublie pour quelle raison
Si tu veux créer
redonne sa liberté
à ton imagination
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice de Carrie Graber
La plus belle, c’est celle qu’on croise
Qui surgit puis qui disparait
Qui d’un regard vous embrase
Qu’on ne reverra sans doute jamais
La plus belle, c’est celle qui passe
Sans un regard, sans dire un mot
Comme dans le ciel, une aile d’oiseau
Qui passe, quand on a le cœur gros
La plus belle, c’est celle qui passe
Apparaition, nimbée et grâce,
Et dont le souvenir s’efface,
Dont on ne suivra pas la trace
Un rayon de soleil fugace
Qui surgit puis qui disparait
Et qu’on ne reverra jamais
La plus belle, c’est celle qui passe.
Jacques Higelin, Flâner entre les lignes
*choix de la lectrice de Mike Manley
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