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Venue du XVIe siècle lire les mots d’un poète du XIXe, la lectrice peinte par Agnolo Bronzino s’est laissée séduire par Personne n’a trouvé d’angle à la beauté de Robbert Fortin et particulièrement par ce texte :

Corps de pluie

Tu retiens sous ta paupière
un dernier grondement
en délai de grâce

ce matin tu remettrais tes ombres
aux oiseaux avec envie de faire basculer
impulsion vers une portée d’éclairs

en gage une volée d’oies blanches
te rendrait sourire pourvu que tu retrouves
ce cœur vigilant qui aurait su préserver
une faune lumineuse à même l’abandon
des bruits sourds dans ton corps de pluie

(Montréal)

Une réponse

  1. Magnifique poème, vraiment très beau!

    Quel bonheur de lire « Robbert Fortin ».

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