repeignant la ville
de toutes les nuances de gris
un nuage de pluie
Michel Betting, Bouclettes indomptées
*choix de la lectrice de Katarzyna Oronska
repeignant la ville
de toutes les nuances de gris
un nuage de pluie
Michel Betting, Bouclettes indomptées
*choix de la lectrice de Katarzyna Oronska
C’est joli, la neige… Surtout quand elle tombe ailleurs qu’ici.
Comme sur le joli village de Garmisch-Partenkirchen, en Bavière.
La nature humaine s’avère plus compliquée à déchiffrer que n’importe quel cryptogramme. (Alex Cousseau)
*toile de George Spencer Watson
voie ferrée
regardant passer les trains
un troupeau de coquelicots
Michel Betting, Bouclettes indomptées
*choix de la lectrice de Charles-Clos Olsommer
Voilà plusieurs fois que je lis les albums consacrés à Frida Kahlo écrits par Sophie Faucher et illustrés par Cara Carmina. Et je ne comprends toujours pas l’engouement qu’ils ont connu et connaissent encore. Les images sont jolies, sans avoir de véritables ressemblances avec les toiles de Kahlo autres que la disposition des personnages et certains des sujets abordés. Quant au texte, dont chaque page double se termine par Je-suis-Frida suivi d’une explication (Je-suis-Frida-qui-a-des-ailes, Je-suis-Frida-à-papa, Je-suis-Frida-en-mille-morceaux, Je suis-frida-solitude), il a fini par m’agacer.
Or, j’aurais tellement aimé être séduite par ces albums qui ont été salués par la critique. Mais je suis demeurée tiède, tentant de leur trouver assez de qualités pour vous les vendre. Mais je n’y suis pas arrivée.
J’ai cherché une partie documentaire à la fin des albums, mais il n’y en a pas. J’ai cherché un véritable tableau de Frida Kahlo, mais il n’y en a pas non plus, pas plus qu’aucune des murales de Diego Rivera. J’ai cherché vainement quelques détails sur le Mexique.
Et j’ai compris que ce que j’attendais de Frida, c’est moi (qui porte sur l’enfance de Frida Kahlo) et Moi, c’est Frida Kahlo (qui porte sur sa vie adulte) n’avait rien à voir avec le projet et le but de ceux-ci, qui semblent être davantage ludiques – grâce à des images colorées mettant en scène des personnages avec des yeux en forme de diamant et quelques traces du folklore traditionnel mexicain – et superficiels, puisque l’auteure a choisi de verser dans l’anecdote uniquement. Du moins, c’est ce que j’ai ressenti.
J’ai aussi compris que parents, enseignants ou bibliothécaires devraient faire le travail de recherche eux-mêmes s’ils voulaient vraiment faire connaître cette artiste.
Et je me suis dit que j’étais peut-être trop exigeante et que j’aurais dû faire lire ces albums à un enfant pour être certaine que l’adulte en moi n’avait pas pris toute la place.
Mais cela aurait-il modifié ma première impression qui n’a fait que se confirmer à chaque lecture additionnelle? Va savoir.
Quand on a eu un grand-père tromboniste qui adorait les fanfares, on ne peut qu’avoir un coup de cœur pour cette illustration de l’artiste néerlandaise Fiep Westendorp.
C’est ce qui m’est arrivé.
Le hasard, c’est un écheveau de fils invisibles à nos yeux. Il tresse nos existences à notre insu. De temps à autre, un point carmin remonte à la surface, puis se renforce dans les mailles de l’inconnu. (Simonetta Greggio)
*toile de Léon Herbo
matin brumeux
les arbres s’égouttent
lentement
Michel Betting, Bouclettes indomptées
*choix de la lectrice de Denis Chiasson
Ce qu’il est beau, cet album qui revisite l’histoire du joueur de flûte de Hamelin. Je l’ai lu, relu, et encore relu, avec chaque fois la même émotion.
J’ai été déroutée, séduite, triste, gaie, admirative à tour de rôle ou en même temps. L’inventivité de Clémentine Beauvais y est pour quelque chose. Les illustrations d’Antoine Déprez, tout autant.
Ameline est orpheline et vit avec son grand-père et une dame qui s’occupe d’elle et avec qui elle n’a aucun lien de parenté. Une vie toute simple ponctuée par ce conte allemand terrifiant qui parle de la peste, d’un flûtiste et d’enfants qui périrent noyés. Une histoire qu’elle connait par cœur et qu’elle emportera avec elle quand on enterrera son grand-père.
Maintenant qu’il n’est plus là, qu’une famille du village natal de celui-ci va l’adopter, peut-elle encore être gaie? Ameline n’a pas le temps de se poser la question qu’une pléiade d’enfants, tous orphelins comme elle, n’allant pas à l’école, vêtus comme on l’était autrefois, lui font rapidement oublier cette question en l’entraînant dans des jeux qui l’occupent toute la journée.
Mais pourquoi y a-t-il tant de chats dans ce village? Et pour quelle raison ses nouveaux copains ont-ils toujours les pieds mouillés? Et comment se fait-il que sa famille adoptive n’ait jamais entendu parler de ces enfants avec qui Ameline joue?
C’est dans la boîte qui lui a été remise lors du décès de son grand-père que se trouve la réponse. Une belle façon de détourner la fin du Joueur de flûte de Hamelin. Toute en finesse et avec un effet de surprise qui plaira aux jeunes lecteurs, j’en suis convaincue.
Quant à moi, je suis conquise. Et je ne peux qu’applaudir devant une telle réussite, car le défi était grand. Très grand.
Ce n’est pas la première illustration d’Anna Silivonchik que je partage avec vous, car j’aime beaucoup le travail de cette artiste. Et comme je fais collection de cartes qui ont pour thèmes les salles de bain et les savons, cette carte envoyée de Russie par Alena est on ne peut plus dans mes goûts. Peut-être bien à cause des bateaux qui voguent allègrement sur l’eau de la baignoire…
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents