Avoir la bouche molle : parler sans articuler, notamment après avoir trop bu.
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*illustration de Chad Gowey
Avoir la bouche molle : parler sans articuler, notamment après avoir trop bu.
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*illustration de Chad Gowey
Parce que je suis tombée sur un bouquin qui m’a beaucoup plu, je vais lui consacrer plus d’un dimanche à partir d’aujourd’hui. Cela fait partie du bonheur et de la liberté d’avoir un lieu à soi!
Il s’agit du livre Parlez-vous québécois? de Claire Armange, publié en 2011, dont j’ai extrait de nombreuses expressions que vous aurez – je l’espère – le plaisir de les découvrir pour certains et de les redécouvrir pour d’autres, notamment Armando, Anémone et Anne qui ont visité le Québec récemment ou il y a quelques années.
Les lecteurs et les lectrices qui les présenteront n’auront peut-être pas, à première vue, de points communs pour autre que moi. En effet, je les ai choisis parce qu’ils me donnaient l’impression d’être des voyageurs, en commençant cette lectrice peinte par Kay Crain pour qui j’ai choisi cette expression :
Aboyer à la lune : perdre son temps à essayer l’impossible, souvent en se plaignant de ne pas obtenir ce qui est désiré.
Je respire par tes mains
Je me couvre de ta peau
Je te bois
Je deviens
Soleils rouges
Tu es mon paysage mon tempo ma cadence
Mon naufrage et ma rime ma vague et mon volcan
Mon îlot de lumière ma bouteille à la mer
Mon homme argile
Imasango
(dans Quand on n’a que l’amour de Bruno Doucey et Sabine Péglion)
*choix de la lectrice d’Odile Bron
Je suis allée deux fois à Londres. Aucune des deux fois je n’ai pensé à entrer chez Harrods.
Est-ce normal?
Je suis ton aube
Je suis ta nuit
Je suis une poussée de fièvre
Je suis un battement d’aile
Je suis une ardeur lycéenne
Je suis un cri sans fin
Je suis cette main tendue au coin d’une rue
Je suis cette faim qui rend toute pensée frêle
Je suis le sommeil d’un peuple millénaire
Je suis une angoisse inexpliquée
Je suis cette femme qui vient d’être aimée
Une langueur qui tâtonne
et guette l’aurore au fond d’une falaise
Un désir, un souvenir de ce que tu fus,
Longtemps,
Longtemps,
Avant d’être ce que tu es.
Je suis un songe de liberté
Et cette nuit,
C’est de toi,
Terre d’émeraude,
Que j’ai rêvé.
Ketty Nivyabandi
(dans Quand on n’a que l’amour de Bruno Doucey et Sabine Péglion)
*choix de la lectrice de Richard Boyer
Moi qui suis plus mer que montagne, je dois avouer que cette vue du Cervin est magnifique!
La rencontre, c’est aussi oser faire des faux pas. Il n’y a pas de mode d’emploi pour aller vers l’autre, juste une certaine curiosité. (Alexandre Jollien)
*toile de Delia Brown
On partira c’est sûr
appuyés l’un à l’autre
parmi le cri des mouettes
délivrant la mer
les lueurs de l’aube
inclinant l’horizon
et ce sillage au loin
qu’il nous faudra franchir
On partira c’est sûr
appuyés l’un à l’autre
Mais que ta main encore
sur la mienne se pose
passerelle de vent
occultant l’abîme
en cette course
à l’infini des jours
qu’elle inscrive sur la berge
la caresse de l’instant
la profondeur des choses
la trace de nos pas
ce sillage fragile
minutes partagées
à la saveur du vivre
Sabine Péglion
(dans Quand on n’a que l’amour de Bruno Doucey et Sabine Péglion)
*choix de la lectrice d’Irit Bourla
Comme il va faire plus de 30 degrés à partir d’aujourd’hui et pour les prochains jours, est-ce signe que l’été reprend du service? Si oui, les cœurs saignants photographiés il y a quelques semaines vont-ils éclore une deuxième fois?
Je rêve. Je le sais.
Mais ça ne fait de mal à personne!
C’est d’Allemagne que m’est parvenue cette jolie carte postale envoyée par Nicole, laquelle se prépare à visiter les Rocheuses canadiennes. Comme quoi ce ne sont pas seulement les cartes postales qui voyagent!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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