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Destinée 2

VASNETSOV (Andrei)

Il était un grand nombre de fois
Un homme qui aimait une femme
Il était un grand nombre de fois
Une femme qui aimait un homme
Il était un grand nombre de fois
Une femme et un homme
Qui n’aimaient pas celui et celle qui les aimaient

Il était une fois
Une seule fois peut-être
Une femme et un homme qui s’aimaient.

Robert Desnos, Destinée arbitraire

*choix de la lectrice d’Andrei Vasnetsov

Charlotte Weibull et ses poupées

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Je n’avais jamais entendu parler de Charlotte Weibull. Elle est pourtant la plus célèbre créatrice de poupées folkloriques en Suède, comme je l’ai appris au fil de mes recherches.
Je ne peux donc que me réjouir d’avoir déniché cette merveille il y a trois semaines lors de mon après-midi de chasse aux cartes postales en compagnie de mon amie Heidi, qui habite Seattle.

Ce que mots vous inspirent 2316

AYALEW (Seyoum)

Si un jour vous avez tout perdu, même votre rêve le plus secret, levez votre regard vers les étoiles. L’espérance y scintille toujours, surtout dans les nuits les plus noires. (Serge Grandais)

*toile de Seyoum Ayalew

Destinée 1

CHIASSON (Denis) - 32

Quand tu m’aimes, qu’à tes étreintes
Je m’abandonne avec émoi
Pour calmer mes tourments mes craintes
Mon amour parle-moi

Il faut peupler les nuits hostiles
Avec les cris de nos émois
Il faut charmer les nuits tranquilles
Mon amour parle-moi

Si tu m’aimes il faut le dire
Il faut me prouver tes émois
Il faut me prouver ton délire
Mon amour parle-moi

Même si tu dis des mensonges
Si tu simules ton émoi
Pour que le songe se prolonge
Mon amour parle-moi.

Robert Desnos, Destinée arbitraire

*choix de la lectrice de Demis Chiasson

Vert, vert, vert

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Grâce à une carte postale, découvrir un des endroits les plus verts de la planète : les marais du Pantanal, au Brésil.
Je ne me lasse pas de toutes ces découvertes.

Ce que mots vous inspirent 2315

AVERY (Milton) - 22

La seule lutte qu’on perd est celle qu’on abandonne. (Victor del Arbol)

*toile de Milton Avery

Hélène 6

CASTANYS (Monica) - 3

Celui qui entre par hasard dans la demeure d’un poète
Ne sait pas que les meubles ont pouvoir sur lui
Que chaque nœud du bois renferme davantage
De cris d’oiseaux que tout le cœur de la forêt
Il suffit qu’une lampe pose son cou de femme
À la tombée du soir contre un angle verni
Pour délivrer soudain mille peuples d’abeilles
Et l’odeur de pain frais des cerisiers fleuris
Car tel est le bonheur de cette solitude
Qu’une caresse toute plate de la main
Redonne à ces grands meubles noirs et taciturnes
La légèreté d’un arbre dans le matin.

René Guy Cadou, Hélène ou le règne végétal

*choix de la lectrice de Monica Castanys

Et si on allait à Cabourg?

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(illustration d’Édouard Elzingre)

Si on allait à Cabourg, question de voir à quoi elle ressemble aujourd’hui?

Ce que mots vous inspirent 2314

CATTAPAN (Stefania)

Chaque page lue est un nouveau voyage avec pour seul guide une ligne de mots. (Sandra Dulier)

*aquarelle de Stefania Cattapan

Hélène 5

BREITWIESER (E.)

Toujours

Tu peux bien m’enfermer
Dans la neige et les fleurs,
Me défendre d’aimer
Une saison nouvelle.
Je regarde le ciel
Et je te porte en moi.

Tu sauves les vergers.
Ton rire mieux qu’une aile
Apprivoise en passant
Une étoile égarée.
Les lièvres les oiseaux
Boivent dans tes prunelles.

Tu es toute la vie,
La glaise et le feuillage.
Si j’écarte le vent
Je trouve ton visage
Dormant comme un ruisseau
Plein de frai lumineux
Ta main va se poser

Sur ma plus haute branche.
Tu plantes des bleuets
Tout autour de mes yeux.
L’océan accompagne
Au loin ta robe blanche.

René Guy Cadou, Hélène ou le règne végétal

*choix de la lectrice d’E. Breitwiser (dont toute trace a disparu)