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Un dimanche avec Raymond Lévesque 1

coldstream

Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Robert Charlebois et bien d’autres n’ont plus besoin qu’on les présente. Mais Raymond Lévesque, peut-être. En effet, le poète et chansonnier n’a pas écrit que Quand les hommes vivront d’amour.

Pour cette raison, le lecteur peint par William Coldstream a choisi de lui consacrer ce dimanche et d’inviter d’autres lecteurs à partager avec vous les textes d’une dizaine de chansons qui méritent qu’on s’y attarde, en espérant que ce « programme » vous plaira. Voici la première :

Poètes inconnus

Poètes inconnus
Des petites villes perdues
Je salue en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.

Poètes inconnus
Des petites villes perdues,
J’espère que là-haut, au paradis,
Vous serez plus appréciés que dans la vie.

J’espère que vous aurez la gloire
De vos souffrances solitaires,
Que vous traduisez sans histoire
De quelques rimes salutaires.

Poètes inconnus
Des petites villes perdues,
Je salie en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.

Demain quand vous ne serez plus,
Peut-être qu’on retrouvera
Vos œuvres ignorées et perdues
Et que l’on vous découvrira.

Poètes inconnus
Des petites villes perdues
Je salue en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.

Car vous êtes les seuls amis
Des pauvres et des vagabonds,
Des gens qui n’ont pas de pays,
De famille ni de maison.

Poètes inconnus
Des petites villes perdues
Je salue en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.

J’ai goûté près de vous
Un peu de la vie,
Je m’en vais-je ne sais où,
Mais je vous remercie.

*extrait de Quand les hommes vivront d’amour : chansons et poèmes

En la nuit 4

TOZZI (Mario)

Questions

Quand les mots tombent
dans le temps et le traversent,
advient-il un accord
jamais entendu, comme une femme,
unique, soudain foudroie l’amant?

Comment ne pas les offrir à la mer
ainsi que des signes
et des pierres de mémoire?
Qui écoutera leur radiance
Ou portera leur poids d’oiseau?

Fernand Ouellette, En la nuit, la mer

*choix de la lectrice de Mario Tozzi

Les maisons de Costa Nova

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C’est au Portugal que je vous emmène aujourd’hui, et plus particulièrement à Costa Nova, d’où Tatiana m’a envoyé cette carte qui me donne envie de prendre l’avion illico pour aller voir ces maisons de plus près.
Les verrai-je un jour? Nul ne sait ce que l’avenir nous réserve.

En la nuit 3

TRAD DABAJI (Mona) - 5

Absence

En telle absence
produite comme une toile par le temps,
ne faut-il errer par le rêve de l’arbre,
ne faut-il chercher l’ensoleillant
suspendu à la brindille;
ou encore, enroulé à la verticale,
là-bas où la sève travaille la nuit,
se préparer au parcours multiple,
à la secousse des ailes,
sous la poussée des lumières?

Fernand Ouellette, En la nuit, la mer

*choix de la lectrice de Mona Trad Dabaji

Les anges

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(aquarelle de Siguté Ach)

Je ne suis en général pas attirée par les anges, mais je dois avouer que cette aquarelle envoyée de Lituanie par Danute m’a fait craquer.

Ce que mots vous inspirent 2045

BESS (Forrest)

Vivre tout événement quotidien dans les coordonnées de l’éternité, c’est pour moi la poésie. (Eugène Guillevic)

*toile de Forrest Bess

En la nuit 2

TRUEBNER (Wilhelm) - 1

Cri

Là-bas
mon seul regard assécherait la pluie,
un amour secret une aire d’oiseaux
sépareraient la terre d’avec la nuit :
on me dirait absent,
mais je serais un cri,
une résonance
d’ici.

Fernand Ouellette, En la nuit, la mer

*choix de la lectrice de Wilhelm Trübner

Encore des coquelicots!

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(aquarelle d’Ally Schutte-Borneman)

Ceux et celles qui fréquentent le pays de Lali savent à quel point j’apprécie les coquelicots. Je ne pouvais donc qu’être éblouie par cette aquarellle qui m’a été envoyée des Pays-Bas par Hester.

Ce que mots vous inspirent 2044

BERK (Tamara)

Rien n’assure mieux le repos du cœur que le travail de l’esprit. (Gaston de Lévis)

*toile de Tamara Berk

En la nuit 1

TROTZIG (Ellen)

Souvenirs

Immobile, pourtant
je suis si loin!
par le long cordon du voyage
qui me nourrit,
chemin de chaleur
allant du lac à la mer.
Miroitent ici les arbres en départ,
les hautes nappes de vert tendre.
Quand mon regard ainsi éveillé
se tend vers les signes,
vers la frange du Jura souabe,
le bleu de la Forêt-Noire,
la vigne d’Alsace :
les phalènes s’y brûlent.
N’ai-je été trop souvent
le convive des dieux?
L’adorant des lumières?
Tous ces souvenirs qui me portent,
enserrant un paysage,
qui m’aspirent comme un abîme
béant dans le temps!
J’étais ailleurs…

Fernand Ouellette, En la nuit, la mer

*choix de la lectrice d’Ellen Trotzig