Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Robert Charlebois et bien d’autres n’ont plus besoin qu’on les présente. Mais Raymond Lévesque, peut-être. En effet, le poète et chansonnier n’a pas écrit que Quand les hommes vivront d’amour.
Pour cette raison, le lecteur peint par William Coldstream a choisi de lui consacrer ce dimanche et d’inviter d’autres lecteurs à partager avec vous les textes d’une dizaine de chansons qui méritent qu’on s’y attarde, en espérant que ce « programme » vous plaira. Voici la première :
Poètes inconnus
Poètes inconnus
Des petites villes perdues
Je salue en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.
Poètes inconnus
Des petites villes perdues,
J’espère que là-haut, au paradis,
Vous serez plus appréciés que dans la vie.
J’espère que vous aurez la gloire
De vos souffrances solitaires,
Que vous traduisez sans histoire
De quelques rimes salutaires.
Poètes inconnus
Des petites villes perdues,
Je salie en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.
Demain quand vous ne serez plus,
Peut-être qu’on retrouvera
Vos œuvres ignorées et perdues
Et que l’on vous découvrira.
Poètes inconnus
Des petites villes perdues
Je salue en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.
Car vous êtes les seuls amis
Des pauvres et des vagabonds,
Des gens qui n’ont pas de pays,
De famille ni de maison.
Poètes inconnus
Des petites villes perdues
Je salue en vous des cœurs humains
Qu’il fait bon croiser, sur son chemin.
J’ai goûté près de vous
Un peu de la vie,
Je m’en vais-je ne sais où,
Mais je vous remercie.
*extrait de Quand les hommes vivront d’amour : chansons et poèmes










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