pensant à reculons
mais parlant devant soi
la marée se nomme dans les vagues
et s’en va de face
Heather Dohollau, Une suite de matins
*choix de la lectrice de Josep Manaut Viglietti
pensant à reculons
mais parlant devant soi
la marée se nomme dans les vagues
et s’en va de face
Heather Dohollau, Une suite de matins
*choix de la lectrice de Josep Manaut Viglietti
J’ai été éblouie par les orchidées peintes par Ernst Haeckel sans savoir qui il était. Son parcours est pourtant impressionnant.
Dagmar, qui m’a envoyé cette carte d’Allemagne, a raison : chaque carte postale est une surprise. On ne sait jamais où elle va nous mener.
La vérité est la torche qui luit dans le brouillard sans le dissiper. (Claude Adrien Helvétius)
*illustration d’Anna Cunha
ce matin le monde est perméable
un flottement délicieux
où chaque chose est autre et elle-même
aux fenêtres les couleurs composent les paysages
le bleu d’une affiche s’en va vers la mer
les fleurs des jardins sont entre les mains des rues
et partout les bancs rêvent les chemins
Heather Dohollau, Une suite de matins
*choix de la lectrice de Sergei Malyutin
Quand j’ai vu ces lits-cygnes lors d’un récent après-midi de chasse aux cartes postales, je n’ai pas hésité une seconde à l’acheter tant elle m’a fait sourire. Et sans savoir ce qu’était Maymont. À vous le plaisir de la découverte.
En vous refusant le plaisir, vous ne faites souvent qu’entreposer le désir dans les replis de votre être. (Khalil Gibran)
*toile de Charles Courtney Curran
Penarth Pier
Sans qu’il y ait eu tant de départs
le possible faisait preuve de distance
marcher dessus c’était déjà
entendre résonner un ailleurs
les blanches barrières de fer forgé
qui faisaient la roue de l’aube
étaient bordées par les mêmes lignes d’x
que les enfants ajoutaient en bas de leurs lettres
mais il y avait eu une nuit de feu
et le jour de tempête les vagues
jetaient un ciel de lit sauvage
sur un stationnement devenu précaire
et les amarres incertaines
laissaient deviner un écart
soudain béant
Heather Dohollau, Une suite de matins
*choix de la lectrice de Kevin Maddrey
Quand j’étais enfant, été rimait avec coquillages. J’ai donc choisi pour vous, afin de souligner le premier jour de ma saison préférée, cette photo signée Annemarie Oerer, qui m’a été envoyée d’Allemagne par Jenny.
Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière. (Charles Baudelaire)
*toile de Darren Crow
Alexandra Park
Si c’est une chute il y a des stations
faire les comptes n’a pas de sens
c’est ici et là et tout le temps entre
se mêler aux lieux porte à la transparence
le regard se réfracte en spectre arc-en-ciel
reste le noir et blanc de l’absence
la distance est pointée par le détail
le cadran solaire a disparu
mais les arbres taillés tiennent la ronde
et le bassin qui fut le commencement
garde l’image brouillée d’une captation
en ses cercles de pierres
Heather Dohollau, Une suite de matins
*choix de la lectrice de Pat MacLaurin
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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