Les mouettes naissent des mouchoirs que l’on agite au départ du bateau. (Ramon Gomez de la Serna)
*toile d’Alexandrina Costa (à propos de laquelle toute trace a disparu)
Les mouettes naissent des mouchoirs que l’on agite au départ du bateau. (Ramon Gomez de la Serna)
*toile d’Alexandrina Costa (à propos de laquelle toute trace a disparu)
Le bateau c’est la liberté, pas seulement le moyen d’atteindre un but. (Bernard Moitessier)
*toile de Philip Connard
J’aime les bateaux, qu’il s’agisse de voiliers comme de paquebots, en passant par les barques, les frégates et les goélettes.
Oui, j’aime les bateaux. Et je suis certaine que cela n’est pas une grande nouvelle pour vous puisqu’il n’est pas rare d’en voir au pays de Lali.
Et j’aime tellement les bateaux, et ce depuis que je suis toute petite alors que mon père me les faisait voir au loin avec ses jumelles, que j’ai demandé à la lectrice peinte par Rosa Comelles de m’aider à préparer ce dimanche où il sera question d’eux.
C’est donc à un dimanche au bord de l’eau et même à bord d’une embarcation, parfois, que je vous convie afin de parler des bateaux. En commençant par cette citation de l’écrivaine Harriet Beecher Stowe : Un bateau est une beauté et un mystère quelque soit l’endroit où on le voit.
charme de la question
ainsi laissée posée
entre les jours où ils se voient
double mythe miroir
rêve répercuté
tendre lectures des livres
des signes
sur la planète blanc-bleutée
Jacqueline Risset, L’Amour de loin
*choix de la lectrice de Carl Vilhelm Holsoe
Je n’y avais jamais pensé avant de recevoir cette carte envoyée par Sophie. Et pourtant, maintenant que je me penche sur cette idée qui a jailli sans crier gare, c’est devenu une évidence. Quand le médecin qui a assisté ma mère lors de ma naissance a déposé quelques gouttes de champagne sur ma langue le jour de mon baptême alors que j’avais tout juste onze jours – parce qu’une Champagne, ça se baptise au champagne –, il ne savait peut-être pas ce qu’il faisait. Ou alors il le savait très bien.
J’aime le champagne depuis ce jour-là. Et j’ai maintenant l’intention de tous les goûter avant mes 80 ans. Pourquoi pas?
Au fait, j’ai un excellent souvenir du Pommery. Ce qui me fait dire que je devrais plutôt les tester deux fois plutôt qu’une.
Nous effleurions des mondes
des miroitements.
Sur les sables
tous les bleus portés.
Esther Tellermann, Distance de fuite
*choix de la lectrice de Giacomo Ceruti
Heidi vit à Seattle. Mais comme ses grands-parents vivaient en Allemagne, et qu’elle a grandi à l’époque où l’on s’écrivait parce que les appels téléphoniques outremer coûtaient une fortune, elle a pris goût à la correspondance. Tellement qu’elle a aujourd’hui une boutique de cartes postales en ligne. C’est d’ailleurs parce qu’elle m’a livré ma commande en personne il y a un an et demi que nous avons fait connaissance.
Ce n’est pas dans ses habitudes de faire cela. Mais comme elle venait à Montréal, aussi bien prendre un café avec moi! Ce que nous avons fait, en compagnie de son mari, et avec grand plaisir!
Depuis, nous avons échangé nombre de cartes postales et nous préparons à nous revoir dans les prochains mois lorsqu’elle visitera ses beaux-parents, lesquels habitent dans un immeuble que je connais bien. Un oncle et des tantes de ma mère y vivaient quand j’étais adolescente.
J’envoie à Heidi toutes les cartes avec des chameaux et des dromadaires que je trouve. Elle est fascinée par eux.
Et comme elle connait ma passion pour les bateaux, elle a pensé à moi quand elle a vu cette carte de Copenhague qui me fait rêver… Vous aussi?
Les mots sont la plus puissante drogue utilisée par l’humanité. (Rudyard Kipling)
*toile de Tilly Strauss
Comment lui dire
dans l’éclat des cheveux
la note plus aiguë?
Et comment coudre au jour
le désaccord?
Esther Tellermann, Distance de fuite
*choix de la lectrice de Ces
La carte postale envoyée d’Espagne par Yolanda est parfaite. J’avais justement besoin de marcher sur la plage pour oublier l’hiver…
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents