J’aimais l’écouter. J’aime encore l’écouter.
Puissiez-vous prendre plaisir à écouter le premier des albums que l’organiste Marie-Claire Alain (1926-2013) a consacrés à l’œuvre de Johann Sebastian Bach.
*toile d’Edward B. Gordon
J’aimais l’écouter. J’aime encore l’écouter.
Puissiez-vous prendre plaisir à écouter le premier des albums que l’organiste Marie-Claire Alain (1926-2013) a consacrés à l’œuvre de Johann Sebastian Bach.
*toile d’Edward B. Gordon
Nombreux ont été ceux qui nous ont quittés en 2013, ont constaté les personnages du bédéiste Jean-Pierre Gibrat. Et si nous avions voulu tous les nommer, avec un petit pour chacun, cela aurait été un très, très long billet.
J’ai choisi de vous présenter (par ordre alphabétique), à raison d’une personnalité toutes les heures, ceux et celles qui ont marqué les arts, la littérature, la musique, la peinture ou l’Histoire avec un grand H, et plus particulièrement quelques-uns de ceux qui ont laissé des traces dans ma vie, qui ont capté mon intérêt ou réveillé des souvenirs. En vous rappelant qu’une sélection n’est pas une mise à l’oubli pour ceux qui n’en feront pas partie. Ils se retrouvent presque tous dans cette liste.
Ancres d’espérance
Ma vie défile.
Prisonnier derrière les hublots
Je cherche la côte.
S’agripper quand le gouvernail est bloqué
Que l’hélice ne tourne plus
Jeter l’ancre quand le courant est trop fort
Comme dans la vie.
Ancres de lumière, ancres d’espérance
Combien d’ancres brisées sur le chemin de la destinée?
Claude LeBouthillier, La mer poivre
*choix de la lectrice d’Emmy Robbemont-Mol
C’est immanquable. Dès que j’ouvre un livre des éditions Alice, je tombe sous le charme. Je suis émue. Je me sens interpellée. Bref, je deviens le temps de ma lecture une petite fille — ou une adolescente — pour qui plus rien n’existe sauf le livre qu’elle a entre les mains.
Et ça a été le cas avec le superbe album d’Agnès de Lestrade, illustré avec finesse et douceur par Valeria Docampo, La grande fabrique de mots, lequel raconte avec infiniment de poésie et tout autant de tendresse l’histoire de Philéas.
Celui-ci vit dans un pays où on fait économie de mots. En effet, on n’y parle pour ainsi dire pas. Parce qu’il faut pour pouvoir dire les mots tout haut les acheter et les avaler avant de les prononcer. Or, quels mots choisir, comment prendre la bonne décision en écartant les mots inutiles pour aller à l’essentiel quand on veut déclarer sa flamme? C’est la situation à laquelle se voit confronté Philéas. Pas question qu’il fasse un mauvais choix de mots pour dire à Cybelle qu’il l’aime!
Toute la force évocatrice des mots est suggérée, de même que la superficialité de certains autres, dans cet album qui donne aux enfants le goût des mots, des mots justes, quand il est temps — entre autres — de transmettre un message important qui ne peut laisser planer aucun doute quant à sa teneur. Ce qui nous donne un album irrésistible tant à cause du texte lui-même que pour les images époustouflantes d’une ville où les ombres jouent avec les lumières.
Un album qui devrait plaire à bien des enfants, des petits comme des grands… et qu’une certaine grand-mère de ma connaissance offrira sûrement à son petit-fils.
Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2 
La grande fabrique de mots a reçu le prix littéraire de la Citoyenneté 2010-2011 remis par l’Inspection Académique et la Fédération des Œuvres Laïques du Maine et Loire et le prix Papillotes 2010.
Titre valable pour le Challenge à tous prix
Je n’avais pas emprunté le funiculaire du Vieux-Québec depuis 1975. Et comme une grande, j’y suis montée. Toute seule.
L’ascension dure une minute. Et de là-haut, une vue magnifique sur le fleuve et le Château Frontenac m’attendaient. Je n’ai même pas eu le temps d’avoir peur…
Je serais fort étonnée si l’illustration proposée dimanche dernier restait muette. Mais, comme la semaine a sûrement été fort occupée pour les uns et les autres, j’ai pensé qu’un petit rappel serait peut-être de mise, étant donné que vous n’avez plus que 24 heures avant la validation des textes déposés.
Et pour rendre les choses plus agréables, je vous ai même trouvé une table de travail et un décor inspirants pour vous tenter…
*toile de Walter Gay
Comment réussir à emplir
le corps de qui
est absent?
(Mais les mots
suscitent l’être
relient désirs
et continent
se gorgent de proche
et de lointain)
Oui, tout cela est vrai
— Maintenant ta bouche
contre la mienne
Emmanuelle Le Cam, Frontières
*choix de la lectrice de William McGregor Paxton
Parfois, on a juste besoin d’un album qui fait sourire. D’un album aux illustrations fantaisistes, attrayantes et colorées à souhait. D’un album qui n’entend pas donner de leçons ou répondre à des questions. Un album tout ce qu’il y a de plus ludique, quoi.
Ma drôle de ville, écrit et illustré par Luc Melanson, est parfait pour de telles occasions. Vous y croiserez une pluie de brocolis, des autos en chocolat, un facteur roulant à bicyclette sur un nuage, des léopards dans le placard et nombre de choses si abracadabrantes que vous penserez avoir la berlue. Certains croiront même que vous inventez tout ça!
Mais si c’était vrai?
Un album qui ne prétend pas proposer autre chose qu’un moment de pur plaisir. Ce dont nous avons parfois bien besoin…
Les chefs-d’œuvre ne sont jamais que des tentatives heureuses. (George Sand)
*toile d’Amy Huddleston
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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