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Qui veut bien écouter Sarah?

Sarah a quelque chose à raconter qui lui tient à cœur, quand elle rentre de l’école. Mais personne n’a de temps pour elle, ou alors tout le monde est si occupé à ce moment précis qu’elle ne peut partager avec quiconque ce qu’elle vient de vivre de si important. Et elle est triste, tellement triste. Si triste qu’elle finit par s’endormir, à bout de larmes, sur un banc, où une vieille dame pleine de sagesse prendra le temps de l’écouter et de la ramener chez elle. En lui apprenant une chose qu’elle retiendra toute sa vie. Il y a parfois des moments dans l’existence qui ne sont pas le bon moment. Il suffit juste d’attendre, de s’armer de patience. Le bon moment finit toujours par arriver. Pour Sarah comme pour chacun d’entre nous.

Qui veut bien écouter Sarah? livre un message positif qui ne pourra que réjouir l’enfant qui saisira ainsi le sens et la portée de la patience. À mettre entre toutes les mains.

Des couleurs à profusion!

C’est ce qu’offre le Jardin botanique de Montréal en cette saison!

Le jardin japonais

Calme et sérénité. Ainsi pourrait-on décrire le jardin japonais du Jardin botanique de Montréal.

Ce que mots vous inspirent 774

La lecture commence les yeux fermés. (Yvon Rivard)

*toile d’Ulrich Bittman

Quelques jours avec Pierre M. 4

À ce toi en moi

Qui es-tu qui en moi es ce toi qui est moi?
Qui en toi est un peu de ce moi qui te voit?
Qui vois-tu en ce toi qui est moi bien plus que toi
Que ce moi qui en moi se voit
Comme un toi vivant de ce moi qui est nous?
Qui sommes-nous
Quand nos moi se regardent comme deux toi
À saveur d’un moi?
Suis-je un moi plus moi sans le toi qui est toi?

Pierre Morency, Amouraska

*choix de la lectrice de Daryl Zang

Un grand-père tombé du ciel

C’est par Un grand-père tombé du ciel que tout a commencé pour Yaël Hassan. C’est en effet ce roman, son premier, et le succès qu’il n’a cessé de connaître depuis, accumulant les réimpressions, qui ont décidé de l’avenir de celle qui a dû abandonner une carrière dans le tourisme après un accident qui l’a immobilisée pendant de longs mois.

Ce grand-père dont il est question tombe presque littéralement du ciel. C’est en effet des États-Unis qu’arrive Alex Katz après des années de silence. Pour un long séjour, semble-t-il. Mais le vieil homme est bourru. Il en a gros sur le cœur et il n’a pas encore vraiment pardonné à sa fille d’avoir quitté sa famille pour un Français. Mais qu’à cela ne tienne, Leah est bien décidé à conquérir ce grand-père dont sa mère ne lui a jamais parlé, même s’il est difficile à vivre.

Chacun des deux va donc apprendre à vivre avec l’autre. Même s’il faut pour la petite passer outre le fait qu’elle est sans cesse rabrouée par ce vieil homme dont elle voudrait tant se faire aimer. Même s’il faut pour cet homme blessé plus d’une fois dans sa vie admettre qu’il peut parler de ce qu’il a vécu. De cette autre Leah qu’il a tant aimée. D’une guerre qui la lui a enlevée. De l’océan qu’il a franchi pour laisser au-delà de celle-ci le souvenir des êtres qu’il a perdus.

Leah et Alex avaient besoin l’un de l’autre. Ils ne le savaient peut-être pas avant de se connaître. Et c’est ce qui est tellement émouvant dans ce roman si juste et empreint de tendresse.

Yaël Hassan avait su m’émouvoir par d’autres livres qu’elle a publiés par la suite. Je suis heureuse d’avoir enfin lu son premier roman.

Titre pour le Défi Premier Roman

Un peu d’été, un peu d’automne

C’est un mélange de deux saisons que vous aurez la chance de croiser au hasard des allées du Jardin botanique. Et ce n’est pas tout!

Dès les grilles franchies

Dès les grilles du Jardin botanique de Montréal franchies, c’est une explosion de violets du plus pâle au plus foncé qui vous attend. Bonheur.

Ce que mots vous inspirent 773

La Liberté est cette mer qu’aucun désert ne peut tarir. (Christine Doucet)

*toile de Margot Peet

Quelques jours avec Pierre M. 3

Pour endurer l’horrible poids
Qui menace chacun de nos pas
Sur ce domaine où es chances prolifèrent,
Il suffit parfois de boire un peu de poésie
Et de plonger ses yeux dans l’épaisseur du matin.
Pas nécessaire de saisir la clé des champs
Ni de s’amincir en de vertes espérances.
La mer qui nous convie est une mer de feu.

Pierre Morency, Amouraska

*choix de la lectrice signée Heidi Berger