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Un dimanche dans la Petite Italie 7

Et aussi, profiter de l’occasion pour faire provision de jaune…

Un dimanche dans la Petite Italie 6

Et, bien entendu, prendre le temps d’examiner les hibiscus au passage…

Un dimanche dans la Petite Italie 5

Étape obligatoire : le marché Jean-Talon. Question de faire provision de fruits et légumes, de passer à la fromagerie et à la boulangerie, de passer prendre des bahjis de poireaux et carottes, et de faire le tour des étals de fleurs…

En vos mots 275

Est-elle prête à partir? Vient-elle de rentrer? Attend-elle quelqu’un? À vous de nous raconter ce que suscite la lectrice de l’illustrateur Robert McGinnis qui semble regarder au loin alors qu’une lettre dépliée est étalée sur le banc. À moins que vous ne préfériez nous livrer le contenu de cette lettre?

Comme il n’y a pas de règles au pays de Lali, faites comme vous l’entendez. Vos mots seront validés dans une semaine exactement, au moment de l’accrochage d’une nouvelle toile, lequel constitue chaque dimanche un plaisir dont je ne me lasse pas, me demandant chaque fois si la toile attirant de nouveaux envosmotistes, tout en sachant fort bien que l’été, nombreux sont ceux qui s’éloignent de l’écran.

Ceci dit, puisse la lectrice de ce dimanche inspirer quelques lignes à l’un ou à l’autre.

Un dimanche dans la Petite Italie 4

Enseignes, noms des commerces, drapeaux, produits en vitrine, tout vous indique que vous êtes dans la Petite Italie.

Un dimanche dans la Petite Italie 3

Partout, partout, des fleurs sur les trottoirs, en plus de celles du marché que vous verrez tout à l’heure…

Un dimanche dans la Petite Italie 2

Trottoirs du boulevard Saint-Laurent pris d’assaut par les terrasses et les décors, voilà un des visages de la Petite Italie.

Un dimanche dans la Petite Italie 1

C’est à la fin du XIXe siècle que les premiers immigrants italiens de Montréal se sont regroupés dans le nord de la ville, tout à côté de la ligne de démarcation est/ouest que constitue le boulevard Saint-Laurent. La Petite Italie est ainsi née. Fréquentée par les anciens qui n’ont pas quitté le quartier comme par leurs descendants qui se sont éparpillés aux quatre coins de la ville et en banlieue, la Petite Italie est un des repaires gourmands de Montréal, avec ses restaurants, ses cafés et le marché Jean-Talon.

Je vous propose donc en ce dimanche de flâner avec moi dans le quartier afin de faire provisions de couleurs.

Vous venez?

Les vers de Pablo 4

L’île

Aimée, aimée, ô mienne, séparée
par tant de fois la mer, la neige et la distance,
menue et mystérieuse, environnée
d’éternité, merci
non seulement pour ton regard de jeune fille,
pour ta blancheur cachée, rose secrète, mais
pour le rayonnement moral de tes statues,
pour cette paix abandonnée imposée à mes mains :
pour le jour immobile dans ta gorge.

Pablo Neruda, La rose détachée et autres poèmes

*choix de la lectrice de Pierre Cornu

Pour casser l’ambiance

Un peu d’humour ne tue pas. Surtout quand c’est un fin observateur de la vie quotidienne et du couple qui l’utilise. C’est le cas du livre signé Patrick Weber intitulé Le chat a vomi.

Recueil de petites phrases assassines qui possèdent tout ce qu’il faut pour casser l’ambiance, Le chat a vomi est un brillant florilège qui met de l’avant les deux moitiés d’un couple et ne pointe pas l’une d’entre d’elles plus que l’autre. En effet, en matière de phrases briseuses d’ambiance, il y en a autant qui sortent de la bouche des femmes que de celle des hommes. Patrick Weber le prouve avec humour et enthousiasme, dans une suite linéaire où une nouvelle phrase est souvent mise en lien avec une autre et où elle agit comme prolongation qui mènera à plus ou moins longue échéance au débordement de marmite parce que le feu s’est emballé…

« Étrange aussi cette faculté que possède le linge indélicat de déteindre sur une harmonie conjugale jusque là sans tache… » affirme l’auteur au début d’un des chapitres où sera pris à témoin le chat, fil conducteur dont il use avec brio, autant dans les anecdotes relatées que dans les citations farfelues en tête de chapitre. En effet, il faut si peu pour qu’une banale phrase devienne le prétexte à une prise de bec.

Lecture ludique, il va sans dire, Le chat a vomi n’en est pas moins une analyse psychologique sans fard du couple au quotidien. J’ai souri d’un bout à l’autre, sous le regard amusé de mon lion en peluche.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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