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Les proverbes indiens 4

Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester. (Proverbe indien)

*toile de Doug Downey

Les proverbes indiens 3

Parler de ce qu’on ne connaît pas, c’est vouloir jouer aux échecs sans échiquier. (Proverbe indien)

*toile de Rupert Bunny

Les proverbes indiens 2

Si nombreux que puissent être les méandres de la rivière, celle-ci finira par se jeter à la mer. (Proverbes indiens)

*toile de Linda Apple

Les proverbes indiens 1

Je suis passée devant les bancs alignés, cherchant celui qui serait libre, quand une conversation est arrivée à mes oreilles.
– Tu connais celui-ci?
– Dis-moi…
– Quand le coassement des grenouilles prend fin, on n’en apprécie que mieux le silence.
– Oui, c’est vrai. Bien trouvé.
– Je n’y suis pour rien. C’est un proverbe indien.

Un proverbe indien… Tiens, tiens, me suis-je dit. Voilà un joli thème. Il me suffisait de rassembler quelques lecteurs assis sur des bancs et de trouver des proverbes indiens convenant aux uns et aux autres. De quoi nous faire un dimanche riche en leçons!

*toile du peintre Harold Altman

Si jamais la musique… 3

Viens
N’aie pas peur
Prends ma main
Laisse-moi te montrer la voie du silence
T’apprendre à écouter
Nous trouverons les clés
Rétablirons l’équilibre
Alors seulement
Nous pourrons nous délier
Partir l’un et l’autre
L’un sans l’autre
En paix

Michel Rheault, Si jamais la musique…

*choix de la lectrice de Cagnaccio di San Pietro

Un lilas pour elle

Un lilas pour elle. Elle, Hannelore Wollf, Berlinoise et Juive, exclue de l’école publique à cause des lois anti-juives qui sévissent alors. Hannelore qui, ultimement, sera sauvée par Oskar Schindler, après un séjour dans le ghetto de Lublin et les camps de Bezin, Krasnik et Birkenau. Hannelore qui, malgré la guerre, malgré l’horreur, malgré sa famille décimée, malgré tout, trouvera l’amour sur sa route, un amour si grand qu’il fera dire à celui qui l’aime que quand tout sera fini, il plantera pour celle qui aime tant cet arbuste, un lilas pour elle, en souvenir des fleurs de son enfance et des souvenirs heureux qui y sont liés.

Ainsi peut-on résumer Un lilas pour toi, un récit signé Laura (diminutif de Hannelore) Hillmann (nom qu’elle porte depuis son mariage avec le Polonais rencontré au cours de son calvaire) qui commence en 1942 et se termine trois ans plus tard à l’heure de la défaite allemande alors que commencera pour la jeune femme, à qui il ne reste rien de son passé, ni famille, ni maison, ni objets personnels, une nouvelle vie. Là où d’autres auraient peut-être choisi de noircir à outrance et à gros traits toutes les horreurs, Laura Hillman, dans ce récit qui s’adresse aux jeunes, reste sobre tout en ne négligeant aucun détail (ou en donnant l’impression que c’est le cas). Cela donne un récit dont l’horreur n’est pas absente, un récit marqué par le courage et l’espoir de la narratrice et de ceux et celles qui l’entourent, et qui est d’autant plus fort qu’il est raconté par la protagoniste elle-même.

Bien qu’il ait été souvent exploité, le sujet n’en reste pas moins nécessaire et encore plus à l’heure où le nombre de survivants diminue chaque année, lesquels emportent avec eux leurs souvenirs et une partie de notre mémoire collective dans la mort.

Les couleurs du boulevard des Roseraies

Des teintes lumineuses sous un magnifique ciel bleu. De quoi ravir même les plus blasés!

Les roses de la station-service

Tout bonnement irrésistibles!

Ça y est

Ça y est, il a trouvé son idée. Il faut dire que depuis dimanche il n’a pas pratiquement pas cessé de penser à la lectrice d’Otto Dix. Elle lui rappelle tellement quelqu’un.

Vous rappelle-t-elle aussi quelqu’un?

*toile de Sandra Frazier

Si jamais la musique… 2

Abasourdi
Si fatigué
J’entends le chant du gouffre
Ta voix
Sirène sur le chemin d’Ithaque
Tu m’appelles
Je ne sais pas
Je ne saurai jamais
J’essaierai pourtant
Lettres bout à bout
Lianes pour me rendre jusqu’à toi
J’essaierai
Mais je ne saurai pas
Nos langues maternelles
À jamais disjointes

Michel Rgeault, Si jamais la musique…

*choix de la lectrice de l’artiste Gustave Courbet