Pour accompagner les songes de la lectrice peinte par Albert Lichten, de l’album Histoires rêvées d’André Gagnon, Vue sur la mer.
Pour accompagner les songes de la lectrice peinte par Albert Lichten, de l’album Histoires rêvées d’André Gagnon, Vue sur la mer.
Une série qui se termine sur quelques notes colorées, avant que les arbres ne soient tout à fait dénudés!
Elle a toute la journée devant elle, puisque c’est demain seulement que seront validés les commentaires sur la toile de dimanche dernier. Mais les journées passant tellement vite, elle a choisi de ne pas attendre à la dernière minute. Et vous, que ferez-vous?
*illustration d’Angela Barrett
Il y a longtemps que le recueil Poèmes pour la main gauche de la grande poète québécoise Anne Hébert attendait SA lectrice, celle qui allait le sortir de la pile afin de le faire découvrir aux lectrices du soir. Il attendait la lectrice de l’artiste Carolus-Duran, laquelle a choisi pour vos ces mots :
Si loin de moi
Je pleure si loin de moi
Qu’aucune larme ne ruisselle
Au creux de la caverne profonde
Entre ma douleur et moi,
Aucun écho ne répond au mal
Que le silence broya.
Belle idée que d’associer Annette Krajcer, survivante de la rafle du Vél’ d’Hiv, et Philippe Barbeau, auteur jeunesse qui a une quarantaine de titres à son actif, le temps d’un roman destiné aux premiers lecteurs intitulé Le dernier été des enfants à l’étoile. Celui-ci relate la rencontre entre Dimitri et une vieille dame dans un train, laquelle lui raconte son histoire parce que s’est échappée du dossier qu’elle tenait une étoile jaune. Une histoire qui est celle d’Annette Krajcer, de sa sœur et de sa mère, internées au camp de Pithiviers, puis à Drancy, puis libérées de justesse en ce qui concerne les fillettes alors que leur mère a été envoyée à Auschwitz dont elle n’est pas revenue.
Oui, une belle association, une belle idée. Mais ça reste un peu trop guindé, ça sent le prétexte, ça manque de naturel et même, c’est dans certains cas très lourd. Le résultat reste didactique, avec un dossier bien étoffé sur le sujet. Mais il manque ce petit quelque chose qui fait qu’on s’attache aux personnages. Évidemment que nul ne peut rester indifférent au sort d’Annette. En fait, c’est le personnage de Dimitri qui cloche. Il m’a tout de suite agacé. Je n’aime pas voir les ficelles de ce qui se trame, et là impossible de ne pas les voir, ce n’était pas de la ficelle, mais de la corde, et plutôt noire qu’invisible tant ça sent le préparé avec au départ ce Dimitri qui est passionné d’histoire.
Dommage. L’histoire d’Annette Krajcer est émouvante. Mais le contexte dans lequel elle est présentée la rend beaucoup moins intéressante. Dommage qu’un écrivain qui n’en est pas à ses débuts ait choisi d’emprunter la voie de la facilité et des coïncidences. C’est celle qu’il veut mettre à l’honneur qui se trouve ainsi desservie.
Il y a des présences qui finissent par être plus douloureuses que certains abandons… (Jérôme Touzalin)
*toile de l’École hollandaise (XIXe siècle)
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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