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Les contrerimes 4

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Me rendras-tu, rivage basque,
Avec l’heur envolé
Et tes danses dans l’air salé,
Deux yeux, clairs sous le masque.

Paul-Jean Toulet, Les contrerimes

*choix de la lectrice de William McGregor Paxton

Une sorcière signée Norac

Il est des histoires signées Carl Norac que j’ai beaucoup aimées, alors que d’autres m’ont déçue ou laissée froide. Or, j’ai particulièrement apprécié les personnages d’Une visite chez la sorcière, un conte plein de finesse sur les idées préconçues et les jugements à l’emporte-pièce. Il y est question d’une artiste et du regard que les uns et les autres posent sur elle, parce qu’elle est différente et surtout pas comme eux. Si originale, si spéciale, qu’elle ne peut être que dangereuse, qu’elle est sûrement une sorcière.

Une sorcière? Vraiment? L’album de Carl vous le dira. Comme il vous donnera aussi envie de cultiver votre différence et celle des autres.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Les promenades d’Armando 2

Décidément, Armando sait nous faire rire. Lui qui est couvert de piqûres de moustiques a décidé de piquer à son tour!

Son absolue

C’est avec Lylatov, il y a un peu plus de dix ans, que le pianiste et interprète Alain Lefèvre a sorti ses compositions de ses tiroirs pour le plus grand plaisir de ceux qui le suivent. Un album que je réécoute toujours avec grand plaisir pour ses nuances, ses envolées, sa poésie, cette démesure retenue qui se déploie dans la moindre mesure afin de faire vibrer le cœur de qui l’écoute. Il me fait plaisir de partager avec vous Mon absolue.

Ce que mots vous inspirent 492

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Nos valeurs s’inscrivent au terme de l’action par laquelle nous faisons nous-mêmes, des instants que nous vivons, notre temps. (Jean Lescure)

*toile d’Adela Abós

Les contrerimes 3

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Pâle matin de février
Couleur de tourterelle
Viens, apaise notre querelle,
Je suis las de crier;

Las d’avoir fait saigner pour elle
Plus d’un noir encrier…
Pâle matin de février
Couleur de tourterelle.

Paul-Jean Toulet, Les contrerimes

*choix de la lectrice de Penny Pate Dillon

Une barque sur l’océan

Dès que vous prononcez le nom de Ravel, il y a quelqu’un autour de vous pour vous chanter deux ou trois mesures du Boléro avec fierté, avec l’air de vous dire que bien évidemment qu’il connaît Ravel, que tout le monde connaît Ravel. Voyons. Évitez alors de prolonger la conversation. Elle risque de tourner au vinaigre si vous osez dire qu’il y autre chose que le Boléro. Il y a toujours des gens qui aiment parler de ce qu’ils connaissent uniquement.

Mais si jamais, au simple nom de Ravel murmuré, vous croisez un regard qui attend la suite, parlez-lui de l’œuvre pour piano de l’éclectique compositeur qui a laissé derrière lui quantité de pièces en tous genres. Parlez-lui d’Alexandre Tharaud, à qui on a décerné le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros pour son interprétation des œuvres de Francis Poulenc en 1997, puis pour celle des œuvres de Maurice Ravel en 2003. Puis faites-lui entendre quelques pièces, ou même toutes. Peut-être aura-t-il envie d’écouter en boucle l’un et l’autre de ces albums magnifiques où Alexandre Tharaud fait chanter les mélodies qui se croisent, notamment dans Une barque sur l’océan, une des cinq pièces de Miroirs, à propos desquels Ravel écrira plus de vingt ans après leur composition : « Le titre des Miroirs a autorisé mes critiques à compter ce recueil parmi les ouvrages qui participent du mouvement dit impressionniste. Je n’y contredis point, si l’on entend parler par analogie. Analogie assez fugitive d’ailleurs, puisque l’impressionnisme ne semble avoir aucun sens précis en dehors de la peinture. Ce mot de miroir en tout état de cause ne doit pas laisser supposer chez moi la volonté d’affirmer une théorie subjectiviste de l’art. »

Voici donc Une barque sur l’océan :

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détails ici

Que ça

Trois saisons sur quatre, vous la croisez. Une nouvelle coupe de cheveux, un nouveau manteau, c’est tout ce que vous retenez. Si votre regard se fait un peu insistant. Si ce jour-là vous avez du temps. Elle fait tellement partie du décor avec son livre et son sac à lunch dont elle extrait invariablement un sandwich et un fruit que plus personne ne prête attention à sa présence. Surtout pas vous. Vous qui ne l’avez jamais saluée, alors que vous auriez pu le faire. Vous qui ne l’avez jamais abordée, ne serait-ce que par curiosité pour ces livres qui meublent ses pauses repas jour après jour, depuis des années.

Vous ne savez rien d’elle. Pas même son prénom que quelqu’un aurait pu prononcer en la saluant tout haut. Mais nul ne lui adresse la parole. Comme si chacun de ceux qui mangent au même endroit de temps en temps ou régulièrement s’étaient mis d’accord sur une seule chose : ne pas la déranger.

Et pourtant, elle n’attend que ça. Depuis des années. Que quelqu’un lui adresse la parole ou lui demande le titre de son livre. Que ça.

*sur des toiles de Kathy Weber

Ce que mots vous inspirent 491

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La mémoire, c’est comme une valise. On met toujours dedans des choses qui ne servent à rien. [Walter Prévost]

*toile de Lucie Cousturier

Les promenades d’Armando 1

Aux dernières nouvelles, Armando, actuellement en vacances en Algarve, aurait été poursuivi par une meute de moustiques affamés heureux de se jeter sur lui afin de le dévorer tout cru.
Mais, rassurez-vous, les piqûres n’ont pas eu raison de lui et il va, jour après jour, à la chasse aux images. Voici donc la première d’une série de photos faites spécialement pour les lecteurs et lectrices du pays de Lali, celle-ci prise au lever du jour.