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En compagnie de Pablo Neruda 11

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Je t’aime parce que je t’aime et voilà tout
et de t’aimer j’en arrive à ne pas t’aimer
et de t’attendre alors que je ne t’attends plus
mon cœur peut en passer du froid à la brûlure.

Je ne t’aime que parce que c’est toi que j’aime,
et je te hais sans fin, te hais et te supplie,
et la mesure de mon amour voyageur
est de ne pas te voir, de t’aimer en aveugle.

Et si, lumière de janvier, tu consumais
ton rayon cruel, et mon cœur tout entier,
me dérobant la clef de la tranquillité?

En cette histoire je m’arrive qu’à mourir
et si je meurs d’amour, c’est parce que e t’aime,
parce qu’amour, je t’aime, et à feu et à sang.

Pablo Neruda, La centaine d’amour

*choix de la lectrice peinte par Milton W. Hopkins

Le temps d’oublier

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Et je m’endormirai avec en moi une phrase, mots épars d’une histoire qui n’est pas la mienne. Une histoire qui pourtant a pris pendant une heure ou deux toute la place. Le temps d’oublier une absence qui m’étreint plus fort que mes souvenirs.

*toile de Katya Andreeva

Quand adolescence rime avec secrets

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C’est au bord d’un lac, là où s’échangent des secrets, en douze scènes, que se déroule Embrasse-moi de Bart Moeyaert, natif de Bruges, un roman destiné aux ados. C’est là que Molly et la Fausse Blonde doivent faire part l’une à l’autre d’un secret. Mais la seconde se défile, ce qui donne lieu à la déception, la rancœur et tout ce qui peut agiter le cœur d’une adolescente peu entourée, laissée pour compte à cause de son obésité et qui espérait autre chose que cette fuite.

Un roman qui a le ton du secret tout en étant là son thème, tel était le défi de cet auteur prolifique. Un roman qui commence par nous dérouter, mais qui peu à peu nous emmène avec finesse dans les terres retranchées de l’adolescence dont nous ne sommes pas si loin, malgré tout. Celle des amitiés qui égratignent, celle du mal de vivre, celle des blessures jamais refermées. Un roman qui dévoilera son secret, tout comme son titre, à la toute fin.

Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».

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Juste quelques roses

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Mais des roses suisses. Des roses qui attendaient Denise dans cet automne qui s’est fait beau pour nous.

Des fleurs de toute beauté!

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Parce que certains jours, on a besoin de fleurs plus qu’à d’autres occasions, pour des raisons qu’on n’explique pas, mais qui sont là, je vous offre ces beautés venues d’Algarve croquées en pleine lumière par Armando, le poète photographe qui sait aussi, à ses heures, être un pépé taquin!

Ce que mots vous inspirent 278

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Vouloir le vrai, c’est s’avouer impuissant à le créer. [Friedrich Nietzsche]

*toile de Robert Edge Pine

Couleurs d’automne 22

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Arbres encore lourds de feuilles, teintes variées, branche quasi totalement dénudées, automne qui me ravit.

En compagnie de Pablo Neruda 10

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La parole même, un papier écrit,
par les mille mains d’une seule main,
passer à travers toi, inutile aux rêves,
et tombe par terre, et s’y continue.

Et qu’importe doux, lumière ou louange,
qu’elle soit versée, débordant la coupe :
elle est du vin le tremblement tenace,
et tes lèvres ont teintes d’amarante.

Il ne veut plus la syllabe tardive,
ce qu’apport encore et toujours l’écueil
de mes souvenirs, l’écume irritée,

il veut seulement écrire ton nom.
Même si le tait mon amour nocturne
le printemps plus tard saura bien le dire.

Pablo Neruda, La centaine d’amour

*choix de la lectrice de Léon-François Comerre

ces mots d’automne

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j’écris sur feuilles dorées et rougies
j’écris comme j’écrirais sur ta peau
ces mots d’automne
que le vent emporte

(novembre 2010)

*toile de Louis-Joseph-Raphaël Collin