Après l’esprit de discernement, ce qu’il y a au monde de plus rare, ce sont les diamants et les perles. (La Bruyère)
*toile de Pompeo Batoni
Après l’esprit de discernement, ce qu’il y a au monde de plus rare, ce sont les diamants et les perles. (La Bruyère)
*toile de Pompeo Batoni
C’est en regardant écrire le personnage peint par le portraitiste Hyacinthe Rigaud que l’idée m’est venue. Et si celui-ci venant de lire Les caractères de La Bruyère décidait d’envoyer à chacun de ses correspondants une citation?
Pendant deux jours, nous ferons donc connaissance avec les lecteurs et lectrices à qui il a adressé des missives contenant une citation de La Bruyère, trop peu lu de nos jours. Et pourtant, il y a dans chacune de celles-ci matière à réflexion…
Amoroso, le recueil choisi par la lectrice de l’artiste Leonid Korolev et destiné aux lectrices du soir, réunit les auteurs de cinq régions : l’Arc jurassien suisse, la Communauté française de Belgique, la Franche-Comté, l’Outaouais et la Vallée d’Aoste autour du thème universel de l’amour. Car « les poètes veillent, témoins du temps par où il passe, sensibles à la poésie qu’il véhicule », affirme-t-on sur le quatrième de couverture de ce recueil préparé par Julie Huard et Michel-Rémi Lafond.
C’est d’ailleurs cette phrase qui a attiré l’attention de la lectrice de ce soir, laquelle s’est plongée dans la lecture d’Amoroso duquel elle a tiré ce poème de Renée Jan-Duiven (originaire de l’Arc jurassien suisse) :
La linaire
J’erre
et retrouve
mes traces dans la neige
Un nuage glacé
bloque mon souffle
j’ai perdu le soleil
et pourtant tu me dis
qu’au-dessus du brouillard
Tu m’attends.
C’est le genre de livre à laisser traîner sur la table quand on a des invités. Un livre qui attirera l’attention et dont, nul doute, quelqu’un s’emparera. Le feuillettera, s’arrêtera ici et là avant de lire à haute voix un extrait ou deux. Bien vite, le livre passera de l’un à l’autre, chacun retrouvant au hasard de ce recueil un peu de ce qu’il croyait avoir oublié ou alors découvrira nombre d’expressions dont il ne connaissait pas l’existence, selon son âge ou le lieu où il vit.
Ainsi, on constate que nombre d’expressions qui sont entrées en désuétude en France au profit d’expressions plus clinquantes (entendez-là calquées sur l’anglais) ont la vie dure au Québec et ne sont pas à la veille de devenir des archaïsmes.
Et quel bonheur de les retrouver ici avec leur petite histoire et des extraits. Un vrai régal, vous dis-je. Qui donc apprécie les expressions savoureuses et a envie d’en connaître l’origine ne pourra qu’être servi. À titre d’exemples : une face de carême, en baver des ronds de chapeau, fagoté comme l’as de pique, c’est pas tes oignons!, c’est parti mon kiki!, la semaine des quatre jeudis…
Et si j’invitais la lectrice peinte par Julius LeBlanc Stewart à me suivre dans un monde qui va l’étonner?
Nous voilà une fois encore à parcourir les rues de Gaillac en compagnie de Lou. Cette fois pour y découvrir la place du Griffoul, du nom des personnages de la fontaine, où se tient chaque semaine le marché aux légumes, la rue Saint-Pierre (ou rue Portal), une rue commerçante, et les rives de l’abbaye Saint-Pierre.
Seraient-ce les mots qu’elle destine à la toile de dimanche dernier? Bonne idée de s’y mettre dès maintenant, car deux jours de citations l’attendent au pays de Lali, ce qui risque de l’occuper et de vous occuper tout autant!
*toile de Léon Georges Jean-Baptiste Carré
Le malheur contraint à reconnaître comme réel ce qu’on ne croit pas possible. (Simone Weil)
*toile de Royal Brewster Smith
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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