Une lectrice rousse qui n’a pu qu’attirer l’attention de Denise!
L’édifice art déco du marché Saint-Jacques vient de faire peau neuve grâce à un promoteur qui a nettoyé sa façade et revampé l’intérieur en y installant des boutiques d’alimentation. À l’extérieur, le marchand de fleurs est encore au rendez-vous… pour mon plus grand plaisir!
La lectrice peinte par Alice Bunch attendait que vienne son tour impatiemment. En effet, chaque soir où elle a lu les extraits que les lectrices du soir ont choisis dans Le carnet de Montréal de Carl Norac, elle se disait que chaque jour la rapprochait de ce moment où elle parcourrait ce recueil. Voici donc où elle s’est longuement arrêtée :
26 mai
Ma langue prend feu. Il fallait bien que je l’attise. Le vent frappe mon front, mais se refuse à ma bouche. Je n’écris pas à perdre haleine, j’écris pour que ma langue prenne feu.
La Résistance, sujet inépuisable s’il en est, offre avec Rose Valland la résistance au musée, un volet peut-être moins connu même s’il fait la manchette en France depuis quelques années avec beaucoup moins de bruit en Amérique. Si bien que j’étais passée à côté de tous ces débats entourant les grandes collections cachées, retrouvées, volées, restituées, et que ce livre éclaire d’un jour nouveau grâce à de nombreux témoignages lus ou recueillis par l’auteure, Corinne Bouchoux.
« C’est pour l’amour de l’art que Rose Valland œuvra au péril de sa vie durant l’Occupation et quels que soient ses défauts, ses éventuelles erreurs, son caractère, elle n’a jamais recherché ni la gloire ni les honneurs », affirme l’auteure (p. 116). Il ne s’agit donc pas ici de faire de Rose Valland la plus grande résistante de la France, mais de lui redonner ses lettres de noblesse et de nous faire part de son travail remarquable, souvent oublié, même si son livre Le front de l’art (publié en 1961 et réédité en 1997) a inspiré au réalisateur John Frankenheimer son film Le train en 1964.
Pour tous ceux que le sujet intéresse et je sais qu’ils sont nombreux.
Puisse notre ami Armando trouver pendant ses vacances en Algarve d’aussi jolis spécimens que celui qu’il a croisé à Bruxelles quelques jours avant son départ!
Une pause poétique pourrait-elle plaire au lecteur du peintre hongrois Gyula Asztalos?
Tel est le titre de Jane Austen que la lectrice du 18 parcourait. De quoi me persuader de la prendre en photo!
Si tu ne peux pas aider quelqu’un, abstiens-toi au moins de lui nuire. (Daniel Desbiens)
*toile de David Wilkie
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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