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À demain pour la suite!

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Parce que vous avez apprécié que nous accompagnions Armando en musique chaque fois qu’il a retrouvé son Portugal natal à l’occasion de vacances, la rubrique À l’heure du Portugal reprendra du service dès demain pour trois semaines. Occasion pour nous tous d’être ainsi un peu avec lui au quotidien et de découvrir quelques artistes. À demain, donc, pour de nouveaux partages musicaux!

*toile de Frederick Childe Hassam

Le carnet de Montréal 6

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Comme celles qui l’ont précédée, la lectrice peinte par Francisco Sanchis Cortés a été séduite par les mots de Carl Norac et de son recueil Le carnet de Montréal. Particulièrement par ceux-ci :

25 mai

Je ne change pas de langue, je change de continent. Je ne change pas d’espace, je change d’ailleurs. Je ne change pas de souffle, je change de latitude. Je ne change pas de regard, je change de parhélie. Je ne change pas de voix, je change de silence. Je ne vais pas au nord, je reviens de moi-même. Le seul lieu où je suis suffit à me donner l’envie de respirer et la force d’écrire.

Z comme Zaz

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C’est par ce billet que j’ai découvert Zaz et depuis on entend parler d’elle partout. Non sans raisons. La jeune artiste est un bain de fraîcheur dans cette canicule de morosité qui est tombée sur la chanson française depuis quelque temps. Même si elle ne fait pas l’unanimité chez les savants critiques de musique, moi j’aime, et cela vaut à mes yeux toutes les critiques. Et particulièrement sa chanson La fée que voici :

Bonnes vacances Denise!

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Tes copains les oiseaux vont surveiller le lac en attendant ton retour dans deux semaines!

La suggestion du 9 septembre 2010

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La lectrice peinte par Stephen Warde Anderson apprécierait-elle, tout comme moi, la poésie et la peinture? Si tel est le cas, elle doit absolument visiter cet endroit!

Une fleur ou un poème?

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J’hésite. Mais peut-être qu’Armando, à qui on doit cette photo, serait en mesure de nous répondre?

Ce que mots vous inspirent 228

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Les gens te pèsent? Ne les porte pas sur tes épaules. Prends-les dans ton cœur. (Dom Helder Camara)

*toile de Nikolay Bogatov

Sur ma route 29

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Je surveillais les choses depuis un moment. Et voilà qu’un matin, dans la lumière, ils étaient enfin là, rayonnants!

Le carnet de Montréal 5

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Elle est allée de poème en poème sans presque reprendre son souffle. Puis, la lectrice du peintre William Henry Dunton est retournée en arrière. À ce poème de Carl Norac qui l’a interpellée dès qu’elle a ouvert Le carnet de Montréal.

23 mai

Je suis une partie du temps qui passe. Le poids de mes jours se fond dans la seconde. J’ignore ce qui me sera donné de caresser ou de fuir. Je n’ai pas à attendre un signal, ni à calquer la vie d’un autre sur moi-même.

Je suis une partie du temps qui passe, un mouvement calme, une infinie dilatation de l’iris. Je cherchais une preuve d’existence à l’envers des miroirs, dans les courants du fleuve, dans les bras d’une inconnue.

J’accélérais la solitude en pensant l’étourdir, alors qu’il suffit parfois d’être en marche dans le temps, homme parmi les hommes, partie affleurante du temps qui passe.

Desassossego, intranquillité, un livre pour l’exprimer

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Si vous voulez vous faire un cadeau — après-tout, les non-anniversaires ça sert à ça —, voilà le livre que vous devez vous offrir : Desassossego Lisbonne & Pessoa, où « desassossego » est la traduction du mot « intranquillité » en portugais, qu’on retrouve dans le titre d’un livre posthume de Fernando Pessoa. Vous y trouverez donc des citations de Pessoa, de magnifiques photos de Lisbonne prises par Aldo Soares, une préface pleine de tendresse et de saudade écrite par Misia et des textes de Laurence Sarah Dubas qui vous émerveilleront par leur sensibilité et leur regard et dont je vous offre cet extrait afin de vous donner le goût de ce livre remarquable sur Lisbonne et sur Fernando Pessoa : « Le bleu des azulejos se sauve des façades, se mire dans les pavés et les dalles, tel un ruban, se déroule le long des trottoirs, se répand au tout venant, se contemple dans les miroirs, gagne le bleu du ciel, le bleu de l’océan. Le bleu se fait impératif. Incontournable. » Un extrait qui plaira sûrement à Armando. Et pas qu’à lui!