Chaque jour m’apporte son lot de couleurs et de surprises… Comment ne pas avoir envie de faire une partie du trajet à pied?
Chaque jour m’apporte son lot de couleurs et de surprises… Comment ne pas avoir envie de faire une partie du trajet à pied?
La lectrice peinte par Barbara van Houten a été bien silencieuse. À peine ai-je entendu les feuilles tourner et quelques soupirs. Et nullement ses pas sur le plancher ou le bruit d’une porte qu’on ouvre et qu’on ferme. Ce n’est qu’après son départ que j’ai trouvé Le marais et les jours de Gérard Le Gouic ouvert sur ce texte :
Décrire
fidèlement le marais
accentuerait
son absence.
Dès les premières phrases de L’enfant sans nom, je me suis trouvée plongée dans un univers séduisant, imaginaire et poétique qui m’a tout de suite conquise. Cet enfant sans père, sans mère, sans nom, créé par Yves Simon et auquel l’illustratrice Évelyne Faivre a donné un visage, a beau chercher, faire le tour du monde, puisqu’il n’a pas besoin de passeport, étant sans nom, nulle part il trouve celui qu’on lui a donné et qu’il ne connaît pas.
Et tout est poésie, rêve, voyages jusqu’aux deux dernières pages alors que l’enfant apprend enfin quel est son nom.
Or, fallait-il vraiment pour l’enfant sans nom et pour nous retomber platement sur terre à la fin? Je suis loin d’en être certaine.
Si, comme Chantal, vous vous arrêtez au moulin de Toussac, comme elle l’a fait il y a quelques jours, vous trouverez notamment des fleurs et des oiseaux, mais aussi un endroit dont l’histoire vous est relatée ici.
Mais pas trop, sinon Armando — qui a pris la photo — ne pourrait plus dire qu’il a du bleu dans ses nuages!
Le lecteur de Charles Spencelayh serait-il prêt à abandonner son livre afin de faire le tour d’un musée qui semble des plus intéressants?
Si nous versons des larmes pour les petites choses, il est des douleurs trop grandes pour pleurer. (André Maurois)
*toile de Marie Ciosi
Le marais et les jours de Gérard Le Gouic attendait la lectrice du peintre Jean-Baptiste Greuze, né à Tournus (dont je conserve un souvenir indélébile, puisque j’y ai fêté le bac de mon amie Christine). Un recueil fait de textes courts faisant l’apologie du marais, comme en témoigne cet extrait :
L’homme voudrait arranger
l’amour comme une maison.
Mais le marais n’a
ni tables, ni coffres,
seulement le soir
des rideaux.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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