ce n’est pas une étincelle
c’est un feu brûlant
un amour qui donne des ailes
qui fait chanter le vent
un amour qui éclaire la nuit
un amour que je souhaite infini
(décembre 2007/avril 2010)
*toile de N. Olga Fodor
ce n’est pas une étincelle
c’est un feu brûlant
un amour qui donne des ailes
qui fait chanter le vent
un amour qui éclaire la nuit
un amour que je souhaite infini
(décembre 2007/avril 2010)
*toile de N. Olga Fodor
Si vous vous promenez rue Sherbrooke Ouest, la Maison Reid Wilson, qui abrite aujourd’hui le siège social des Vins Philippe Dandurand, attira sûrement votre attention. Le ministère des Affaires Culturelles du Québec l’a remarquée aussi : elle a été reconnue monument historique en 1974.
La lecture de cet extrait devrait, je crois, donner à réfléchir à la lectrice de l’artiste norvégien Kai Fjell.
Si, si, une annonce! Examinez bien les lieux. Demain, Chantal nous emmène Porte de Versailles en images pour une tournée du Salon du livre de Paris édition 2010.
Adèle, Agnès, Alain L., Armando, Béatrix, Bellesahi, C., Carine, Cat, Cath, Chantal, Charlotte, Chris, Claudie, Denise, Dominique, Dsata, Écureuil bleu, Elle Samuse, Flairjoy, Fou à Lier, France, Françoise dite Fanfan, Genovefa, gmc, Funambule, Géraldine, Hespérie, Jean-Marc, Jeff Doyle, Joffrey, Jules, K., Kokas, L’œil vagabond, Lakevio, Lautreje, MAP, Menou, Mirelie, Monique, Motpassant, Nathalie Chassériau, Oxymore, Phil le Québelgeois, Ptit loup, Puff, Reine, Servanne, Sylvie, Tietie007, VanessaV, Vésuvio, Yo-Yo, Zin Zin, ce sont tous ceux qui en trois ans ont signé au moins un texte pour la catégorie En vos mots,inventaire que l’on doit aux lectrices par Harald Metzkes.
Bon en-vos-mots-versaire à eux tous comme à cette catégorie qui leur appartient. Puissent-ils être encore au rendez-vous cette prochaine année. Avec un clin d’œil au passage à Armando, qui a inspiré cette idée — en écrivant en guise de commentaire un texte très différent du mien à partir d’une toile — et qui a signé un texte toutes les semaines, vacances ou pas.
Avec tous mes remerciements d’être là. De temps en temps ou très souvent. Mais là. Avec vos histoires. C’est grâce à elles qu’En vos mots existe et continue de vivre.
Elles ne pouvaient que retenir le regard d’Armando, non? En tous les cas, moi je prendrais bien leur place!
C’était ce soir au tour de la lectrice de Bob Rawdin d’entrer dans l’univers de Louise Labé, celui d’une autre époque et d’un autre vocabulaire, mais en même temps d’une sensibilité qui n’est pas si éloignée qu’on pourrait le croire à prime abord de la sienne. Voici donc ce qu’elle a choisi pour nous :
Le Corps ravi, l’Âme s’en émerveille
Du grand plaisir qui me vient entamer,
Me ravissant d’Amour, qui tout éveille
Par ce seul bien, qui le fait Dieu nommer.
Mais si tu veux son pouvoir consommer,
Faut que partout tu perdes celle envie :
Tu le verras de ses traits s’assommer,
Et aux Amants accroissement de vie.
le vent d’un autre avril
s’est mêlé à celui
qui fait trembler ma nuit
et qui me parle de toi
toujours de toi
uniquement de toi
*toile de Mary Jane Ansell
Examinez la toile de Hopper qui sert de couverture à L’arrière-saison de Philippe Besson. Retenez les détails, la robe rouge, les regards, la lumière. Puis, entrez dans le roman. Tout ce que vous avez vu, retenu, est là. Et plus encore.
Ça pourrait être du théâtre — Louise, le personnage féminin du roman est dramaturge. Mais ce n’en est pas, malgré ce lieu unique, où pendant quelques heures l’univers des trois personnages va en quelque sorte prendre une autre tangente, malgré le passage bref d’un pêcheur du coin — on est à Cape Cod, au large de Boston.
C’est un dimanche soir comme les autres. Celui de la fin d’un été, où le vent annonce déjà l’automne. C’est un dimanche soir presque comme les autres. Louise est là, comme tous les soirs et Ben lui sert son martini quotidien. Oui, presque comme tous les autres.
Mais. Mais Stephen, l’homme avec qui elle a vécu pendant cinq ans et qui l’a quittée pour une autre cinq ans auparavant a choisi ce dimanche d’arrière-saison pour franchir la porte de chez Phillies. Parce que, sûrement, il espérait que rien n’avait changé, que Louise s’y trouverait.
Voici la trame de ce roman tout en finesse, où chacun va, hésitant, à la rencontre de l’autre. Le roman d’un auteur que j’ai découvert grâce à Petit Poucet rêveur — que je remercie au passage — et duquel je vous parlerai encore puisqu’un autre de ses romans m’attend.
Vous aurez compris que j’ai beaucoup aimé l’écriture de Philippe Besson, n’est-ce pas?
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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