Les ours seraient sortis de leur hibernation, signe qui ne ment pas, m’a-t-on dit.
Moi, je regarde la neige fondre. Signe qui ne ment pas non plus.
Les ours seraient sortis de leur hibernation, signe qui ne ment pas, m’a-t-on dit.
Moi, je regarde la neige fondre. Signe qui ne ment pas non plus.
Ça y est, les premiers exemplaires sont arrivés, grâce au livreur de journaux peint par Louay Kayali. On peut donc d’ores et déjà annoncer que dans 24 heures commencera la diffusion des nouvelles débridées, qui sont publiées le premier samedi de chaque mois depuis un an et demi. Une toute les heures. Parce que la vie est bien trop sérieuse pour qu’on la prenne au sérieux.
C’est la lectrice du peintre David Shostak (dont toute trace a disparu de la toile) qui ce soir a parcouru les poèmes de Denise Desautels. Non sans émotion, tant chacun la touchait. Puis, de Mais la menace est une belle extravagance, elle a retenu ceci :
nous sommes là face à tant de hasards
confondant souffle et morsure
hésitant entre envol et enlisement
car il y a des fatigues et des complots
auxquels on tient des signes de vie
le corps distrait l’air préoccupé
cela s’appelle mémoire
parfois fiction
La photo de Doisneau a fait le tour du monde. À elle seule, elle évoque une époque que tente de raconter François, le narrateur du roman de Philippe Delerm, Les amoureux de l’Hôtel de Ville, qui vient d’être licencié de la librairie où il travaillait parce qu’elle va fermer.
Et ce besoin de retourner dans ses propres souvenirs, de les tourner et retourner dans tous les sens, pour les classer, les comprendre, je l’ai vécu, et pour les mêmes raisons. Pour reprendre pied. Pour me construire, alors que ma vie tombait en lambeaux. Pour avancer, avec ce qui restait de moi.
Mon enfance n’a rien de celle du narrateur de Delerm. Mais rien du tout. Or, il y a pourtant des ressemblances frappantes entre les deux, ainsi cette façon de s’attacher à des objets, des images, des odeurs, qui nous empêche de basculer tout à fait. Ainsi, ce regard qu’on porte sur des détails pour qu’ils prennent leur juste place et non plus toute la place.
Et tant pis pour ceux qui n’ont pas aimé la nostalgie qui se dégage de ce roman. Moi, elle m’inspire.
Étant donné que je n’ai pas eu l’occasion de croiser des lecteurs en pleine action durant mes vacances, Armando, le chasseur attitré de lecteurs du pays de Lali, s’est empressé de trouver une lectrice en flagrant délit de plaisir juste pour moi!
La lectrice peinte par Tom Zephyrs aime-t-elle comme moi, se laisser séduire par l’extrait d’un livre? Nul doute que celui-ci ne pourra que lui plaire…
Si, comme Chantal, vous passez par l’impasse des Œufs, à Bois le Roi, voilà ce que vous risquez de croiser…
Oui, j’ai toujours eu un faible pour les délaissés et les hors d’usage, les laissés pour compte et les chats abandonnés. Pas étonnant donc que je craque pour ces vieilles barques qui ont eu une histoire et qui ont retenu le regard de lanourse qui a pensé à moi en prenant les photos.
C’est la poète Anna Seward (peinte par un artiste inconnu, décédé en 1786) qui a ce soir ouvert Mais la menace est une belle extravagance de Denise Desautels. Un recueil dont les mots semblent l’avoir laissée songeuse, surtout ceux où elle s’est arrêtée :
« la rencontre équilibre l’errance »
nous ne sommes faites que pour l’étreinte
tu vois l’insolite comme un itinéraire
un événement futur
un geste ralenti sur des indices de fin du monde
t’ai-je dit que cela m’émouvait
Un ciel de fin d’après-midi. Un ciel que j’aurais pu photographier inlassablement. Je l’ai presque fait…
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