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Passer du rouge au bleu?

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Sous prétexte que les camions des pompiers sont autant symbole de feu que d’eau, une municipalité du nord de la France aurait mis à l’agenda de la prochaine réunion du conseil municipal le point suivant : la transformation des véhicules rouges en véhicules bleus. Déjà, les protestations fusent, bien qu’il existe des camions jaunes ici et là. Mais pas bleus! Quelques avis en page 3.

*toile de Bill Gavin

L’avocat vinaigrette

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Penelope L. n’a pas réussi à tromper son nouvel employeur bien longtemps. À peine trois semaines après son embauche, elle qui se prétendait parfaitement bilingue, mais n’ayant pas eu l’occasion de faire la démonstration de ses talents à son patron, un avocat, a prouvé qu’elle n’était pas du tout bilingue quand elle a traduit le menu d’un restaurant français à son intention. L’avocat vinaigrette est devenu en anglais « dressing lawyer » (avocat en train de s’habiller), ce qui n’a pas du tout plu à son patron. Preuve que le mensonge n’a pas d’humour.

*sculpture sur bois de John Schirmer

Histoire d’amour inusitée

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C’est à Gisèle Desmoineaux que nous devons une fabuleuse histoire d’amour dont elle a été le témoin privilégié. Son jardin, dédié aux oiseaux avec ses nichoirs et mangeoires si nombreux qu’elle ne saurait dire combien elle en a, sert d’accueil à une profusion d’oiseaux qui y viennent, peu importe la saison. C’est ainsi qu’elle a pu voir un rouge-gorge rejeter une chenille de son bec, surpris par tous les poils, lui qui pensait avoir déniché un ver bien gras. Perplexe, l’oiseau serait venu chaque jour voir la bête à poils qui s’est par la suite enveloppée d’un cocon. Quand un papillon s’est finalement extrait du cocon, le rouge-gorge se serait pris d’une telle affection pour celui-ci, à qui il avait sauvé la vie en ne le mangeant pas quand il était chenille, qu’ils sont devenus inséparables et passent leurs journées à voler ensemble dans le jardin de Gisèle. Photos en page 10.

*toile de David Fawcett

Un samedi sous le signe de l’humour

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Le vendeur de journaux peint par l’artiste Lucy Dickens est au rendez-vous. On peut donc annoncer sans faire erreur que ce samedi sera un samedi placé sous le signe de l’humour puisque c’est celui de notre rendez-vous mensuel avec les nouvelles débridées du journal du pays de Lali. Des nouvelles dont vous n’aurez que la une et que vous pourrez commenter avec votre humour bien à vous!

Les mots de Denise Desautels 8

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C’est la lectrice peinte par Philipp Rumpf qui partira ce soir avec Mais la menace est une belle extravagance de Denise Desautels, mais non sans déposer pour vous un dernier poème. Celui qui ouvre le recueil :

devant la fenêtre
j’imagine la mer étale mais elle est la mer
voilée elle est toujours la mer
une architecture excessive
du flux et du reflux
un jour on la traverse jusqu’au fond
là où tout converge
où parler n’est plus mentir
alors nos paroles justes détonnent
la mer propose ce risque étrange
nous devenons passionnants

Trois nouvelles de Robert Lalonde

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Probablement ne pourrai-je jamais lire un livre de Robert Lalonde de façon détachée, c’est-à-dire en faisant abstraction de ce que je sais de l’auteur. Parce que même si nous ne nous sommes pas assis ensemble depuis plusieurs années, il y aura toujours dans mes souvenirs ces moments où nous avons pu parler d’écriture, de cette passion de dire, de ce besoin viscéral des mots qui le pousse, qui me pousse à aller au delà du déjà dit.

Il y aura toujours, surtout, le souvenir de cet après-midi d’été à une terrasse de la rue Prince-Arthur, où nous avions échoué, l’endroit où nous avions rendez-vous ne pouvant nous accueillir à cause d’une panne d’électricité. Et cette longue promenade dans Montréal pour arriver là, son émerveillement continu, ses gestes pour m’indiquer une fenêtre, un oiseau, que sais-je encore. Et tous ces auteurs qu’il aimait et qu’il me fallait lire. La liste était inépuisable.

Ce jour-là, je me souviens, il avait parlé de Virginia Woolf, le personnage principal de Souvent je prononce un adieu, la nouvelle qui ouvre Un cœur rouge dans la glace, que j’ai étirée le plus longtemps possible, tant je ne voulais pas arriver à cet adieu entre elle et le narrateur. Une nouvelle qui plairait sûrement à Caroline et à tous ceux et celles qui aiment Virginia Woolf et pour qui elle est une source continue d’inspiration.

Dans cette nouvelle, comme dans les deux autres, de longues nouvelles, chacun des narrateurs est aux prises avec ses fantômes, son enfance, les mots qu’il n’a pas su dire, ses fuites et les raisons (fausses ou pas) qui ont motivé celles-ci. Des nouvelles touchantes, fortes, déstabilisantes par moments.

Un recueil important dans la liste des livres qu’a fait paraître Robert Lalonde. Je ne dirai pas « dans l’œuvre », comme l’avait fait un critique alors qu’il n’avait que peu de livres à son actif, car un jour il m’a dit on parle « d’œuvre » quand les écrivains sont morts. Une remarque que j’ai toujours retenue.

Un cœur rouge dans la glace. À lire. Absolument.

Le surveillant

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Pour surveiller la fonte des neiges, pas question d’avoir en guise de gardien un bonhomme qui aurait fondu au soleil, n’est-ce pas?

La suggestion du 5 mars 2010

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Le lecteur peint par Peter Van Dyck a laissé refroidir son café. Serait-ce arrivé à cause de ce billet qui l’a vivement intéressé?

Promenade à Bois le Roi 5

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Poursuivons encore aujourd’hui la promenade dans les rues de Bois le Roi concoctée par Chantal et dirigeons-nous cette fois-ci rue de la Gare… où bien entendu il y a des trains!

Le livre qui attend vos mots

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Les pages du livre peint par l’artiste Bruce Becker sont encore vides de mots. Attendraient-elles ceux que vous déposerez sur la toile de dimanche dernier d’ici 48 heures?