Commentaires récents
Admin:
Archives:
Ce que mots vous inspirent 68

payne-henry.jpg

Quand l’amour a su dire enfin son propre nom, les lèvres n’ont plus qu’à sourire et se taire, et couvrir de baisers. (Denys Gagnon)

Voilà plusieurs fois que la lectrice de l’artiste britannique Henry Payne relit cette phrase écrite sur une feuille qui a dû tomber de la poche de quelqu’un, puisqu’elle a trouvé le papier plié en quatre par terre, entre l’épicerie et la maison.

Mais maintenant, que faire de cette phrase? La copier pour la conserver et laisser à son tour tomber le papier pour quelqu’un d’autre la trouve? Ou alors, vous la céder, pour ce que mots vous inspirent? Pourquoi pas?

La phrase est à vous pour sept jours, puisque je ne validerai aucun commentaire avant mercredi. Une si jolie phrase, ce n’est pas un beau cadeau de Saint-Valentin?

Promenade dans la forêt de Fontainebleau 22

p1000503_2.jpg

p1000504_2.jpg

p1000510.jpg

p1000511.jpg

p1000512.jpg

Pour notre dernière promenade de la semaine dans la forêt de Fontainebleau, Chantal, en plus des roches et de la glace, a même eu droit à du bleu dans les nuages. Qui s’en plaindra?

Sur les traces de Pessoa 16

soutine-chaim-1.jpg

Il me semble que la lectrice de Chaïm Soutine s’est allongée tout de suite, qu’elle a choisi cette position et qu’elle n’a plus bougé tout le temps qu’elle a parcouru les Poèmes païens de Fernando Pessoa. Comme si elle était tétanisée.

De quelle vie emplir les brefs et peu nombreux
Jours qui me sont donnés? Est-elle à moi
Ma vie, ou consacrée
À d’autres, ou à des ombres?
À l’ombre de nous-mêmes combien d’hommes
Inconscients nous sacrifions
Et quel destin nous suivons,
Pas plus nôtre qu’à autrui!
Pourtant notre destin est ce qui vient à être nôtre,
Don du hasard, ou d’une étrange fatalité.
Anonyme pour anonyme,
Le courant nous emporte.

Un premier roman sans prétention

les_carnets_de_douglas.jpg

C’est par ce billet que j’ai découvert le roman de Christine Eddie, elle que je connaissais par ses nouvelles publiées dans XYZ. La revue de la nouvelle. Belle surprise. D’abord de savoir qu’elle avait publié un roman. Ensuite, la lecture de celui-ci.

Un premier roman sans prétention, aux chapitres courts. Des personnages meurtris auxquels on s’attache – même si d’aucuns pourraient trouver que l’histoire est fleur bleue. Parce que quelque part dans la fuite de ces deux êtres blessés par la vie, il y a cette rencontre inévitable, cet amour paisible au milieu des bois, ce soi passé et tu qui s’éveille pour mieux s’échapper à tout jamais parce que partagé. « Mais du jour où je t’ai rencontré, j’ai arrêté de tricher », dit Éléna à Douglas, et ne serait-ce qu’à cause de cette phrase, de cette ouverture, de cette lumière qui se glisse, je savais que j’allais me plaire dans cette forêt à peine fictive. Que j’allais aimer les personnages. Que j’allais pleurer. Que tout ça. Ce qui fait qu’on s’émeut et qui ne s’explique pas toujours.

Oui, j’ai aimé Les carnets de Douglas. Beaucoup. Même très beaucoup.

La suggestion du 10 février 2009

lewis-lacey.jpg

Le lecteur de l’artiste Lacey Lewis aurait-il envie d’un peu de poésie? Je crois qu’il devrait trouver quelque chose qui va lui plaire. Et pas qu’à lui, je crois bien!

Fleurs roses, homme rose?

img_0150.JPG

img_0155.JPG

Quelle bonne idée que du rose pour couper l’avant-midi en deux… Armando, l’homme du bleu, serait-il un homme rose?

Que relit-il ainsi?

van-mieris-willem.jpg

Le lecteur peint par l’artiste Willem van Mieris serait-il en train de lire pour la énième fois la citation de la semaine? Ou alors tiendrait-il en ses mains le brouillon de ce qu’il a écrit? C’est ce que nous saurons demain à la même heure alors que seront validés en bloc vos commentaires et déposée une nouvelle phrase pour ce que mots vous inspirent.

Promenade dans la forêt de Fontainebleau 21

p1000500_2.jpg

p1000501.jpg

p1000502.jpg

p1000505.jpg

p1000506.jpg

p1000508.jpg

Poursuivons tranquillement notre promenade dans la forêt de Fontainebleau ce matin. Chantal l’a préparée avec tellement de soin juste pour nous!

Sur les traces de Pessoa 15

roberti-kim-29.jpg

Les lectrices des Poèmes païens de Fernando Pessoa repartent toutes le regard changé. Toutes. La lectrice peinte par Kim Roberti aussi, elle qui a pris soin de laisser ce poème pour nous.

Chacun accomplit le destin qui lui incombe,
Et désire le destin qu’il désire;
Il n’accomplit pas plus ce qu’il désire
Qu’il ne désire ce qu’il accomplit.

Tels les pierres qui bordent les parterres,
Nous disposons le Sort, et là nous demeurons,
Puisque la fatalité nous a faits
Placés là où nous devons l’être.

Lors ne nous donnons pas meilleure connaissance
De ce qui nous échoit que le fait que cela échoit.
Accomplissons ce que nous sommes.
Rien de plus ne nous est donné.

L’histoire d’Esther, celle de David

bel-amour.jpg

C’est l’histoire de David. Et aussi celle d’Esther, sa grand-mère, qui lui a inculqué l’amour des livres et la passion pour la vie. C’est l’histoire du livre qui est resté sur la table de chevet de cette dernière quand elle est morte. Un livre qui a été amputé de sa seconde partie. Un livre que David cherchera le reste de sa vie. Pour savoir la fin de l’histoire. Et pour comprendre pourquoi il n’a eu en sa possession que la première partie.

Le roman de Francis Dannemark, auteur qui chaque fois me séduit et dont je me promets de lire tous les livres, Bel amour, chambre 204 (publié au Castor Astral) est un véritable bijou. En dire plus, ce serait brûler le bonheur que vous aurez à le lire. Je ne dirai donc que : lisez-le.