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Un jour, tu verras…

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Sur sa peau, des mots, des mots si doux, les mots de Mouloudji, qui toujours la feront rêver…

Un jour tu verras
On se rencontrera
Quelque part, n’importe où
Guidés par le hasard

Nous nous regarderons
Et nous nous sourirons
Et la main dans la main
Par les rues nous irons

Le temps passe si vite
Le soir cachera bien
Nos cœurs, ces deux voleurs
Qui gardent leur bonheur

Puis nous arriverons
Sur une place grise
Où les pavés seront doux
A nos âmes grises

Il y aura un bal
Très pauvre et très banal
Sous un ciel plein de brume
Et de mélancolie

Un aveugle jouera
D’l’orgue de Barbarie
Cet air pour nous sera
Le plus beau, le plus joli

Puis je t’inviterai
Ta taille je prendrai
Nous danserons tranquilles
Loin des bruits de la ville

Nous danserons l’amour
Les yeux au fond des yeux
Vers une fin du monde
Vers une nuit profonde

Un jour tu verras
On se rencontrera
Quelque part, n’importe où
Guidés par le hasard

Nous nous regarderons
Et nous nous sourirons
Et la main dans la main
Par les rues nous irons

*toile de Lee Jones

Anecdotes de libraire 37

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« Offrez un cadeau qui ne fait pas grossir et qui ne fane pas! », tel avait été le slogan d’un libraire, et probablement de plus d’un un, aux alentours d’un 14 février il y a quelques années. Ou « Un cadeau qui dure plus longtemps que quelques jours pour montrer votre amour »… Ou encore, « Livrez-vous à l’être aimé… »

Tout était bon pour inciter les uns comme les autres à se détourner des traditionnelles fleurs achetées à la dernière minute ou des boîtes de chocolats qui, d’une année à l’autre, étaient toutes semblables et avaient le même goût.

Et chaque fois je m’amusais. Mon père offrirait tout de même des fleurs à ma mère – qui serait ravie, car il les aurait choisies avec soin, comme chaque fois – et des chocolats à ses filles – qui, elles aussi seraient heureuses de cette tradition qui leur conservait à jamais leur cœur d’enfant.

Aucun slogan ne viendrait changer ses habitudes. Et puis, comme il se plaisait à le dire, « Faut-il une occasion spéciale pour offrir un livre? » Selon moi, il avait là un slogan qui aurait pu servir tous les jours de l’année aux libraires!

*toile de Linda Mitchell

Envies de printemps

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L’an dernier, il n’y a pratiquement pas eu d’hiver en Suisse; Denise pourra vous le confirmer, elle qui a pris ces photos le 10 février 2008, alors que la nature commençait à se parer d’envies de printemps…

La suggestion du 13 février 2009

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La lectrice peinte par Pheona Kerr serait-elle en train de lire Mort à Venise de Thomas Mann? Que ce soit le cas ou pas, je suis certaine qu’une visite là-bas devrait lui plaire…

Avec les amitiés de Chantal

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Quelques fleurs pour rêver au printemps, quelques fleurs pour nous dire qu’elle va bien ainsi que le nouveau-né et les heureux parents. Quelques fleurs qui nous sont destinées, en toute amitié en attendant qu’elle nous revienne dans quelque temps…

Comme demain vous aurez mieux à faire…

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Comme demain est jour de Saint-Valentin et que vous aurez sûrement mieux à faire que de vous installer pour examiner une dernière fois la toile de la semaine avant de la raconter en vos mots, si vous faisiez comme l’enseignante par Michail Todorov et vous mettiez tout de suite à votre table de travail ou devant votre écran?

Le moindre détail

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Suivre Denise, c’est suivre une guide exceptionnelle. Elle vous fera remarquer le moindre détail, de la feuille égarée à l’oiseau haut perché… Ça, c’est une guide!

Sans précipitation

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Profiter des dernières heures de la nuit alors que tout sommeille encore, le jour comme les bruits. Goûter le silence nocturne et les mots du livre laissé là la veille. Se laisser bercer avant que tout s’agite. Et puis, tranquillement laisser les sons entrer. D’abord, le café qui coule. Et puis, le reste, tout doucement, sans précipitation à mesure que la lune s’enfonce dans l’horizon.

*sur une toile de Nancy Arbolito

Un souffle d’équilibre 1

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Il nous arrive d’oublier qu’on possède certains livres jusqu’à ce qu’en rangeant une tablette, on se rende compte qu’une plaquette d’une trentaine de pages s’est glissée tout au fond, derrière d’autres livres. C’est le cas du recueil Un souffle d’équilibre de Pascale Roche (publié par les Cahiers Froissart en 1992) que j’ai redécouvert et que j’ai eu envie d’offrir aux lectrices du soir, en commençant par celle de Jan Allmon. Voici ce qu’elle a choisi pour nous :

je te cherche dans la douceur
je t’appelle dans le jardin
plus seule
depuis que je te connais
et même si la force nous vient
d’ouvrir de très loin les ombres
de nous mêler aux lianes
aux grillons tremblants de la nuit
même si tu m’emportes dans le lit
ondoyant des feuilles
les rumeurs ramifiées de ta vie

Le héros

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Une nuit, ou quelques heures à peine, rêver qu’on est celle pour qui il traverse tous les déserts, toutes les tempêtes, tous les écueils.

S’endormir dans les bras du héros. Être celle à qui il prête son épaule. Franchir le temps, la distance. Le trouver là à son réveil. Le caresser du bout des doigts.

Il est toujours là, dans les pages du livre. Patient. Presque tendre. À l’attendre et à veiller sur elle.

*sur une toile de Kik Zeiler