C’est la lectrice de David John Simcik qui, la dernière, a parcouru l’Anthologie de la poésie française contemporaine les trente dernières années d’Alain Bosquet. D’autres recueils, en effet, attendent leur tour depuis des semaines, avides de se faire connaître. Mais avant de le fermer pour la dernière fois, la lectrice du soir a pris la peine de me laisser un mot. C’est sur ces vers que nous fermerons nous aussi le livre :
C’est vrai que je ne vis pas
C’est vrai que je ne vis pas dans un château de verre,
que je suis incapable de mettre mon cœur sur la table
et de dire : voyez et prenez ce qui vous semble utile.
Telle est ma distraction que je me couche
quand tous s’en vont au champ pour la récolte.
De mon sommeil je ne peux rien vous dire
ni du temps que je passe à perdre vos usages.










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