Elle caresse le livre qu’il a laissé avant de partir comme elle a caressé son visage avant son départ. Avec une infinie tendresse. La seule dont elle est capable. La seule qu’il lui inspire. Et caresser le livre la ramème à lui, à eux, à ces jours volés à une vie où ils n’ont pas lieu d’existence. Et la lectrice de Claire Bertrand ferme les yeux. Elle sait pourtant que, malgré tout, ils existent.
Dans les pages d’un livre où l’histoire s’est écrite. Et où elle continuera de s’écrire.

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