Commentaires récents
Admin:
Archives:
Dégustatrice de chocolat ?

double lait

Je crois que si je n’avais pas tant aimé les livres, les mots et écrire, j’aurais travaillé dans d’autres domaines que ceux qui ont fait mon parcours. Et si le métier existe, quoique je n’aie pas cette impression, j’aurais volontiers été dégustatrice de chocolat.

Il est vrai que je n’en mange pas tous les jours, que je choisis et qu’aucune saveur ou texture ne me sont imposées. C’est peut-être pour ces raisons que je n’en ai pas perdu le goût, alors que jour après jour, qui sait…

Tout ça pour dire que je continue mon voyage au pays du chocolat et que ce soir c’est le double lait de Lindt qui a eu ma faveur. J’ai même dû éloigner la tablette de moi pour qu’il en reste pour un autre jour tant tout cela est un véritable bonheur pour les papilles. Et je suis maintenant certaine d’une chose : le chocolat fait sourire.

Les pieds sur la table

lmbm

Ce n’est pas une pose que j’adopte d’emblée. Probablement parce qu’on m’a dit enfant qu’il ne fallait pas mettre les pieds sur la table. Mais curieusement, quand il m’arrive de me retrouver assise comme l’est la lectrice de Luis Miguel Benavente Martinez, j’éprouve toujours un certain plaisir. D’abord parce qu’il est agréable pour les jambes qu’elles soient ainsi étendues et dans un second temps, fort probablement parce qu’il y a quelque chose d’inconvenant à le faire. Non pas que je cherche à être inconvenante, là n’est pas la question. Mais de temps en temps, quand personne ne regarde, je dois avouer que j’aime bien me retrouver les pieds sur la table.

Belgiquébécoise

image470

Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a deux ans, à pareille heure, j’étais à l’aéroport, à quelques minutes de m’envoler pour Paris où m’attendait Sonia. Comme je ne peux m’empêcher de penser aussi au Thalys qui allait trois jours plus tard m’emmener à Liège où débuterait ce périple qui a fait que même si je suis rentrée, même si j’ai quitté la Belgique et mes amis, la Belgique ne m’a jamais quittée et n’a cessé de grandir en moi, puisqu’où que j’aille, quoique je fasse, la vie ne cesse de mettre des Belges sur mon chemin.

Non, non, je ne fais pas exprès. Mais si d’aventure, je me retrouve sur un forum, la première personne à venir me dire bonjour habitera en Belgique. C’est comme ça. Bien sûr, je pourrais ajouter tellement de détails que vous diriez que c’est trop, mais pourtant… Le frère d’un de mes collègues habite Bruxelles. Mon frère adoptif qui habite La Louvière vient d’épouser une Québécoise. Quelqu’un me demande son chemin et je reconnais l’accent liégeois. Et je pourrais continuer ainsi longtemps, car les liens belgo-québécois font et sont mon quotidien.

Certains de mes amis prétendent que je suis la plus Belge des Québécoises, mais je ne m’aventurerai pas à affirmer une telle chose. Je choisirai plutôt pour me définir un néologisme bien à moi : Belgiquébécoise. Ça n’existe dans aucun dictionnaire, mais ça me définit tout à fait. Je crois que j’ai trouvé ce mot en rentrant en juillet 2005 et qu’en dehors de Lali, c’est le seul autre pseudo que j’utilise.

Tout ça pour dire que ce soir je ne peux m’empêcher à ce soir du 26 juin 2005 où j’allais m’envoler vers l’Europe, vers Paris. Destination qui allait être suivie par des arrêts en verte Wallonie dont certains lieux me rendent parfois nostalgique : Comblain-la-Tour, Esneux, Dinant, Namur, Durbuy, Redu, Villers-le-Bouillet. Puis Bruxelles. Et Bruges et Ostende. Je pourrais allonger la liste, il va sans dire, mais j’ai amplement de quoi rêver avec ces seuls souvenirs. Jusqu’à ce que d’autres s’inscrivent. Peut-être pas en août. Peut-être plus en automne. Peut-être plus tard. Mais d’autres s’inscriront.

Contraste

sokht 5

sokht 4sokht 3

sokht 2sokht 1

Rien ne semble déconcentrer les lecteurs d’Alexander Sokht, pas même un chat installé confortablement sur la tête de l’un d’eux. Seule la lectrice rêve. Le contraste me plaît bien. Peut-être parce que ce matin, j’ai la tête à rêver. Peut-être, je dis bien. Car, en fait, j’ai la tête dans les nuages bien souvent… pas juste ce matin!

Il y a 47 ans

leighton 4

Il y a 47 ans, il l’emmenait à l’église. Aujourd’hui, c’est chez l’ophtalmologiste qu’il va l’emmener pour qu’on l’opère pour une cataracte, une seconde opération en quatre semaines. Dans les deux cas, il aura le même geste. Il lui tiendra la main sur le trottoir, dans la rue, partout. Et peut-être que cet amour resplendissant fera sourire quelqu’un, comme j’ai pu le constater il y a quelque temps.

Cet homme qui a demandé très officiellement la main de celle qu’il aimait à son père il y a bien longtemps et qui s’est vu répondre quelque chose comme Je te donne sa main, et tout le reste qui va avec, mais tu ne me la ramènes pas, a tenu parole. Il a pris la main, l’a tenue fermement toutes ces années.

Celle qui a dit oui ce jour de juin 1960, celle qui a été et est toujours sa complice, son amoureuse, a les mêmes yeux bleus qu’à 20 ans, la même admiration pour celui qui n’a jamais lâché sa main.

Et 47 ans plus tard, ils sont là côte à côte, à regarder des cartes et à faire des projets de voyages, tels les amoureux de Frederick Leighton. Et 47 ans plus tard, ils vont au concert régulièrement, en se tenant par la main. Et 47 ans plus tard, parce que ses yeux à lui ne sont plus et ne seront plus ce qu’ils étaient, elle lit à voix haute pour deux des romans historiques ou policiers. Et 47 ans plus tard, ils cuisinent ensemble. Ils se sourient, ils s’aiment.

Et je les aime. Et ils m’aiment. Je suis née de cet amour où les mains ne se quittent pas.

L’heure où les oiseaux ont chanté

dacey

Ce n’est pas encore le jour, mais déjà le ciel est moins noir et commence à s’éclaircir et se rosir. C’est l’heure où tout est possible, c’est l’heure des rêves et parfois de la démesure qui va avec. C’est l’heure que la lectrice d’Alastair Dacey choisit entre toutes et depuis longtemps. Cette heure où les oiseaux ont chanté alors qu’elle les écoutait au lit et qui se sont tus dès les premiers traits bleutés. Comme s’il leur fallait partager leurs secrets avant qu’ils ne fasse clair.

Ce n’est pas encore le jour, mais il ne tardera plus.

Elle tourne les pages alors que l’odeur du café s’empare peu à peu de la pièce. Et quand la lumière aura envahi la pièce d’ici une heure environ, elle éteindra la lampe et continuera de tourner les pages. Puis s’arrêtera le temps de rêver à tous ces projets qui la grisent et la motivent.

Où que tu sois

lera

« Où que tu sois je te retrouverai un jour
si loin que je paraisse, tu me retrouveras
au détour d’un rêve ou bien autour de la place
des retrouvailles
où l’on s’est vu pour la dernière et la
première fois de nos
envies »
comme le chante Higelin.

Elle aura beau tourner les pages du livre, la chanson est restée dans la tête de la lectrice de Chelo Lera.

Arrêt au pays de Lali

theard

Les lecteurs et les les lectrices peints qui s’arrêtent ici sont de partout, de toutes les époques, et c’est là une chose que j’aime. Cette découverte perpétuelle. Ces voyages sur la planète et dans le temps. Cette quête aussi qui me nourrit en continu. Cette joie quand je trouve et que je mets les toiles de côté dans ma galerie en attendant de les exposer.

Les lecteurs et les lectrices qui s’arrêtent ici sont de partout, de tous les âges. Et c’est aussi une chose que j’aime. Comme j’aime aussi leurs commentaires, leurs textes, les photos qu’ils m’envoient.

La lectrice de l’artiste haïtienne Carol Theard s’est arrêtée ici. J’aime la pose et les couleurs.

Puisse-t-elle continuer de lire en toute quiétude. Nous ne la dérangerons pas.

La lectrice de Dinan

haffen 1

Grâce à la magnifique photo de Denise représentant Dinan, nous avons pu goûter un peu ce qu’est ce coin de Bretagne et que je ne connais pas encore… Et pour la remercier, la lectrice d’Yvonne Jean-Haffen, artiste origine de Dinan, dont le bonheur de lire au jardin est tout simplement éclatant!

L’Auvergne en fleurs de Géraldine

geraldine 1

gerladine 2

geraldine 3

geraldine 4

Géraldine a pu sortir. Ses jambes ne l’ont pas trahie, cette fois. Et elle a pu aller voir les fleurs de près, les examiner, les retenir en images pour les jours où il n’y aura pas de sortie possible. Géraldine a pu sortir. Pas longtemps et cela l’a épuisée. Mais elle a pris le temps pour les fleurs et pour elle dont c’est un des plaisirs que de les photographier. Et elle me les a offertes pour me dire combien elle avait été heureuse de pouvoir jeter un œil dessus.

Et je les dépose ici à votre intention, autant que pour mon plaisir, marques indélébiles de sa générosité. Et je les dépose ici. Je vous les confie. Je sais que certains d’entre vous auront quelque chose à dire à mon amie auvergnate. Ou plutôt je le sens.