Choses que je croyais perdues
et qu’une eau nouvelle retrouve
cailloux bloqués dans un ruisseau
qui attendiez l’autre printemps
pour reprendre l’âpre aventure
je ne vous imaginais plus
et vous me donniez à vivre
Que suis-je quand vous n’êtes pas?
Georges Perros, Une vie ordinaire
*choix de la lectrice de Jacques Zucker

Une réponse
Et que suis-je, qu’êtes-vous, quand je vous retrouve?
Que devenez-vous, pour qui me lit, quand je vous dis, quand je vous éprouve?
Seriez-vous différents, pour quelques-uns, si je ne vous disais pas?
Si je ne vous faisais soudain émerger, de ce qui semble être l’oubli?
Si je vous laissais à ce que vous êtes?
Sans rien ajouter. Sans rien partager avec d’autres.
Seriez-vous différents, si je n’étais pas?
Si je n’étais pas, oui, seriez-vous autres?