David ramène chez son oncle son cheval. Un cheval mort que ce dernier compte enterrer dans son jardin. Et tandis qu’il roule vers le dernier domicile de la bête, c’est un peu de lui qu’il enterre aussi. Un peu de ce qu’il a été, de ce qu’il n’a pas su être, de ce qu’il aurait peut-être voulu être. Jusqu’à ce qu’à cause d’une fausse manœuvre il se retrouve hors de la route, le camion bien enlisé. Mais pas seul, Antoine aussi a perdu le contrôle de sa voiture.
Et de cette rencontre entre David l’architecte et Antoine l’écrivain naîtra une profonde amitié où chacun se raconte. Où l’homme des mots emmène chez lui l’homme des structures. Où ces deux êtres qui en sont à un tournant de leur vie – comme le cheval – vont à deux, puis à trois (en compagnie de la sage Rosa, l’épouse d’Antoine) mener la bête à sa dernière demeure.
L’un comme l’autre des personnages peints par l’écrivain Francis Dannemark est un être qui ne se livre pas facilement. Et pourtant, dès la minute où ils se trouvent dans ce lieu qui devait les attendre, enlisés, coincés, ce qui devait arriver arriva. Une très belle histoire sur l’amitié, par un écrivain que j’aime davantage à chacun de ses livres.
La longue promenade avec un cheval mort, c’est en fait une courte promenade au pays de deux hommes qui, peu importe ce que la vie fera d’eux, étaient là au moment opportun pour que chacun trouve la route qui allait les mener à eux deux, et les conduire vers ce qu’ils deviendront.

2 réponses
Quand je vois cette rubrique, je me demande si tu n’est pas un peu trop lit…lit… lit… littéraire [j’vous ai déjà dit que je suis bègue?]
Il y a quelques jours dans une grande librairie, j’ai entendu une bribe de conversation et la blonde disait : « Dan remarque… » Vous croyez qu’il peut y avoir un lien de parenté avec l’écrivain?…