maintenant le ciel
à vif
et cette hirondelle
qui à elle seule
veut faire le printemps
tu la retiens un instant
dans ta paume
pour mieux la rendre
à la patience des feuillages
où elle cache son nid
sans inquiétude
tu guettes le vert
illisible
troué de chants
tu écris
comme si la mort
n’existait pas
Louise Dupré, Une écharde sous ton ongle
*choix de la lectrice de Gabriel Schachinger

Commentaires récents