La lectrice du peintre italien Tito Conti n’a pas plus résisté à la magie des mots de Peinture aveugle que les lectrice des soirs précédents. Surtout à ceux-ci, qu’elle a extraits du recueil de Robert Mélançon :
Le verger perdu
Tu le sais : cette pluie,
Cette Arcadie, cette herbe, ce val
(Dans son eau lente le ciel
S’attarde), ce soleil roux tombé
Des nuages, ils s’effaceront comme la brusque
Lumière qui les a révélés.
(Dans le soir où tu écris, l’air s’emplit
D’oiseaux, invisibles voix
Qui saluent les ténèbres.)
Mais le visage de l’amante, le baiser
Sous l’éventail de la roseraie, serrés
Dans les nœuds des mots,
Ils traverseront le temps.

2 réponses
Je n’ai pas commenté ces extraits que tu nous a offerts du recueil vieux de trente ans (plus jeune que moi finalement …sourire)
Le verger perdu, mais l’amour vibre à jamais, par la musique des mots tracés … je le trouve si touchant ce texte, d’une grande beauté !
Merci Lali
Ta bibliothèque recèle des trésors … 😉
Cette poésie de Robert Mélançon est de toute beauté… en la lisant, elle me rend légère, légère!
Quel plaisir de lire des extraits de ce magnifique recueil!
Merci Lali