Silvio D’Arzo, né Ezio Comparoni, a peu publié de son vivant et a laissé de nombreux inédits derrière lui lorsqu’une leucémie l’a emporté en 1952, alors qu’il n’avait que 32 ans. Maison des autres est un de ces titres. Un court récit d’une soixantaine de pages, considéré par certains comme un des chefs-d’œuvre de la littérature italienne.
Il s’agit ici d’une rencontre, celle entre un curé dont la jeunesse est bien loin et une femme du même âge, qui n’attend plus rien de la vie. Juste ça. Oui. Mais pourtant. Tout est là. Dans cette question qu’elle finira par poser. Une question grave, mûrement réfléchie, qui viendra à son heure et s’inscrira dans le pudeur et le silence qui unissent ces être tous deux démunis, mais de façon bien différente.
Un récit sobre, sans grand éclat, qui n’est pas sans rappeler Maupassant, pour lequel l’auteur avait une grande admiration et sur lequel il avait écrit, comme le note Attilio Bertolucci dans sa préface, récit suivi par la nouvelle intitulée Un moment comme ça. À découvrir.

13 réponses
Dominique a fait un billet il y a peu sur ce romancier je crois, et voilà qui me donne encore envie de lire cet auteur.
Oui, à moi aussi, et donc je vais dès cette après-midi passer commande auprès de mon libraire.
Je me permets de vous conseiller, si vous ne l’avez pas lu déjà, le livre de José Luis Sempedro : le sourire étrusque.
Et lors de mon passage à Rome, je suis allée vérifier de plus près au musée Etrusque, Villa Julia, de Rome, ce fameux sourire.
Dominique a fait un billet sur ce romancier?… Merci Margotte… mais, laquelle des deux ira choisir le romancier? Lali?… Dominique?… je brule d’impatience, je brule d’impatience…
Donc Lou… j’ai lu que « je suis allée vérifier de plus près au musée Etrusque, Villa Julia, de Rome, ce fameux sourire. »… et alors Lou?… la chute. Où elle est la chute?… je ne l’ai pas lu, Lou…
La chute : eh bien, même au-delà de la mort et du temps, l’amour existe. C’est ainsi que l’on voit ce dessus de sarcophage ou de tombe, allongés un homme fort et tendre protégeant sa douce compagne, les deux personnages souriant dans une douceur infinie.
Et ce sourire est en fait la clef du livre. Et puis pour connaître la chute d’un livre : il faut le lire, non ?!
Pourquoi je vous suggère ce livre ? Je retrouve dans le résumé de Lali concernant « Un moment comme ça » des éléments qui sont dans la trame du « Sourire étrusque ».
PS :
De plus, Sempedro est un auteur espagnol, et il retrace très très bien l’ambiance italienne…
… considéré par certains (qui ?) comme un des chefs-d’œuvre de la littérature italienne… Naturellement, quand on ne connaît pas la littérature italienne, est considéré chef-d’oeuvre le premier livre qui passe par là. Maison des autres est un bon livre, pas excellent, mais bon, et c’est tout.
… et paf je le prends en plein pif…
moi qui ne connais rien à la littérature… qu’elle soit italienne, espagnole, ou autre… c’est vrai que tout me semble un chef-d’œuvre, même vos modestes mots. Dans leur genre, bien entendu.
Hello à tous, j’ai beaucoup aimé ce récit, c’est le droit de chacun de le ressentir très différemment et heureusement car si nous étions tous du même avis les libraires seraient au chômage
Je suis comme Pepé Titi pas vraiment sûre d’être experte littéraire mais par contre sûre d’avoir un avis
« pas vraiment sûre d’être une experte littéraire »?…… Euh… je ne sais pas trop comment traduire ici en mots la drôle de grimace que je fais… parce que franchement… comment peux-tu, Dominique, dire une chose pareille??!! 🙂
Alors là Dominique, je suis bien d’accord avec Macile… Quelle modestie 😉
Un livre qui devrait me plaire!
Bonjour Lali,
Surprenante cette nouvelle! Pépé Titi n’y connaît rien en littérature ???! Il me semblait pourtant… Souffrirait-il d’amnésie depuis ma dernière visite au pays de Lali! J’espère que non 🙂
Et en plus, c’est contagieux… Dominique… aussi!!! Tout ceci est fort Inquiétant. Vraiment.
Enfin, chef d’oeuvre ou pas, Lali, je vais m’empresser de lire dès que possible ce court récit… qui risque fort de me plaire 😉
J’ai une collègue au bureau, assez cultivée d’ailleurs, qui me parle de quelqu’un qu’elle connait et qui, selon elle, est tellement agréable que quand un citron la croise c’est le citron qui fait la grimace.
J’oserais lui demander son prénom?…