Et chaque fois qu’elle écrit, le doute monte en elle. Si les mots choisis n’étaient pas les bons? S’ils ne livraient pas ce qu’elle veut transmettre? S’ils étaient mal interprétés?
Et tous ces si, avec lesquels elle se bat, lui donnent parfois envie de se taire.
*sur une toile de Stephen Warde Anderson

5 réponses
C’est un sentiment que j’ai parfois et que vous définissez si bien, Lali.
Et si se taire c’était aussi dire quelque chose?
« Les doutes, c’est ce que nous avons de plus intime. »
Albert Camus
Comme disait Julien : Et si on chantait – éh éh éh éh éh éh…
Moi je me demande bien si… Ça fait la troisième fois cette semaine que le voisin du quatrième vient voir mon épouse pour jeter un coup d’œil au plafonnier de notre chambre.
Je me demande bien si… il est myope; si… il s’y connaît en plafonniers; si… c’est une excuse pour ne pas rester chez lui; si… il veut en poser un chez lui et il ne sait pas comment faire…
Je sais qu’il y a un « si » quelque part. Moi je regarde ce plafonnier chaque soir et je ne lui trouve rien, même que j’ai dit à Germaine: « Ce con du quatrième, il trouve quoi a notre plafonnier?… et elle m’a répondu: « Ne sois pas mesquin, si ça lui fait plaisir… et puis si je peux rendre service »
C’est énervant.