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Quelques poèmes de Rilke 11

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Je suis chaque fois heureuse de ces rencontres qui n’arriveraient pas sans mon intervention. Ainsi, celle entre la lectrice peinte par Erastus Salisbury Field et les vers de Rilke. Des vers qu’elle a beaucoup aimés et dont elle a voulu retenir ceux-ci :

Paume

Paume, doux lit froissé
où des étoiles dormantes
avaient laissé des plis
en se levant vers le ciel.

Est-ce que ce lit était tel
qu’elles se trouvent reposées,
claires et incandescentes,
parmi les astres amis
en leur élan éternel?

Ô les deux lits de mes mains,
abandonnés et froids,
légers d’un absent poids
de ces astres d’airain.

2 réponses

  1. Je regarde mes mains vides
    Et quelques papiers froissés :
    Que m’a servi de penser
    À du trouble, à du limpide ?

    Mes mains, prenez du repos,
    Reste bien calme, ô ma tête,
    Ce n’est plus le temps des fêtes ;
    Faudra quitter le troupeau.

    Ô mes mains, prenez patience,
    Faudra veiller dans le froid ;
    Faudra supporter le poids
    De cette accablante science.

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