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Pour qui rêve de Lisbonne

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« Le Portugal est un pays où l’on est heureux, où je crois nous pourrions vivre agréablement. Il a pour lui le climat, les paysages, l’océan et aussi le climat moral d’un vieux et glorieux royaume européen avec de vastes colonies, un empire d’outre-mer. Comme la Hollande. En Europe, les petits États ont toujours été et seront toujours ceux où l’on vit le mieux. » C’est par cette citation de Valéry Larbaud que débute Souviens-toi de Lisbonne d’Olivier Fribourg (publié à La Table Ronde).

Et en compagnie du narrateur, dans ce récit qui s’adresse à une femme qu’il a emmenée à Lisbonne et avec qui il a sillonné le Portugal, cette femme venue d’ailleurs, cette femme aimée, nous parcourons Lisbonne. Nous en découvrons les odeurs et les couleurs. Les sons. Cette ville qui lui fait écrire ceci : « Il n’y a pas d’autre pays où nous avons connu cette magie du matin. Les mélancoliques ne supportent pas le déclin du soleil. Il y avait le Tage, ses vapeurs, le blanc, le jaune, le bleu de la ville lavés par l’eau, mélange de rosée, d’eau de source, d’embruns. Lisbonne n’étais si intime que j’avais l’impression de ne pouvoir vivre ailleurs : comme si les toits et le port m’avaient vu naître. »

Et pourtant, il ira ailleurs. En Argentine, entre autres. Où Buenos Aires lui rappellera Lisbonne. Où le tango portera en lui le même cri que le fado. Mais tout le ramènera vers la ville aimée entre toutes. Peut-être pour une dernière fois. Pour se souvenir d’elle dont on ne saura qu’à la dernière page le destin.

« Lisbonne. Je m’y coulerai, j’y reviendrai. Ces allers et retours seront des caresses, des oscillations : les matins du Portugal, le ciel bleu au-dessus des maisons, l’air du Tage et l’incertitude déchirante qui gouverne notre fie portuaire. Longtemps, nous avons gardé ce mot de passe sur nous et entre nous : Lisbonne. Si l’aventure tournait mal, si l’histoire devenait trop noire, la ville blanche serait notre point de chute. »

Qui rêve de Lisbonne quand il aura lu ce récit plein de finesse, à la gloire des poètes et des navigateurs qui ont façonné l’histoire du Portugal, ne pourra désirer qu’une chose lui aussi : se couler dans cette ville. Peut-être même pour toujours.

4 réponses

  1. Le Portugal tout entier est un pays passionnant ! J’y ai fait un bref séjour de 6 semaines, il y a des années, c’est une terre de contrastes, d’histoire, de coutumes, de folklore, de culture et d’art qui mérite d’être visitée. J’ai encore dans les yeux l’éclat du Cap St Vincent, les couleurs pastels d’Evora, les dentelles de Braga… J’ai encore le fado de Coïmbra au creux de l’oreille et le goût du vinhio blanco sur les papilles…

    A revoir ! Mais quand ?

  2. Pour le moment, c’est un rêve…peut-être deviendra t-il réalité ? Ne sait-on jamais…

  3. Je viens de faire un tour à praia do Carvoeiro, lieu ô combien british… et à vrai dire, on croirait qu’on les dérange, chez nous… faut pas pousser, tout de même… le soleil appartient tout le monde… enfin j’ai fait tout de même quelques photos; après tout je suis chez moi…

  4. J’ai lu attentivement ton avis et ressenti, je vais le chercher et j’espère aussi pouvoir le lire…merci en tout cas pour cette belle lecture elle devraitsûrment me plaire…belle journée lali.

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