Là où il n’y a pas d’amour, il n’y a pas de joie. (Proverbe islandais)
*toile de Liz Gribin
Si l’on savait où l’on tombera, on y mettrait de la paille avant. (Proverbe islandais)
*toile de Pierre Grisot
L’Islande est dans l’air du temps. Presque tout le monde connaît quelqu’un qui est allé en Islande, qui compte y aller ou qui rêve d’y aller. Je parle en connaissance de cause. Quatre personnes de mon entourage y sont allées au cours des deux dernières années. Ce qui m’a donné le goût de vous inviter à passer un dimanche en Islande grâce à des proverbes de ce pays peu connu.
En commençant par celui-ci, le premier de ceux que la femme à sa table de travail peinte par Armand Guillaumin a copié à l’intention de ses correspondants : La corde à lier les pensées n’est pas encore tressée.
Guillevic
Rien à saisir encore
Que les efforts de l’arbre
Pour entrer plus profond
Pour monter vers le ciel
Et la fièvre de l’eau
Tirant loin de sa source
Sans jamais se poser
Vive jusqu’à la mer
Et le grain du silence
Dans le tamis du temps
Gérard Bocholier, Les étreintes invisibles
*choix de la lectrice de Carlos Alvarez las Heras
Je n’avais jamais entendu parler des cuberdons avant de recevoir cette carte postale de la part de Sophie qui m’en a vanté le goût. Cette vidéo m’a fourni les détails que je devais connaître les concernant.
Maintenant, je n’ai qu’une envie : goûter à ces bonbons belges traditionnels.
Il faudra que je le dise à Anémone, Bruxelloise, qui viendra me visiter en août.
Guillaume Apollinaire
Le ciel et les oiseaux venaient se reposer
Doucement comme en rêve à la cime des saules
Les vignes d’or traçaient leurs lignes monotones
Sur les pentes de glaise aux murets effacés
Des odeurs de terreau sombres et de fumée
Mûrissaient longuement abandonnant leurs traînes
Aux mains des églantiers aux lèvres de fontaines
Où viendraient rajeunir une ombre bien aimée.
Gérard Bocholier, Les étreintes invisibles
*choix de la lectrice d’Eleanor Martin
J’adore découvrir le travail des illustrateurs du monde entier. Sabrina est donc tombée pile en choisissant cette scène livresque amusante signée Wolf Erlbruch, lauréat du prix Hans Christian Andersen 2n 2005 pour ses illustrations.
En Valais
Elle répète
Me voici dans l’aéroport
De l’éternité
Elle n’écrit plus de poèmes
Depuis qu’ils s’effacent
Dans sa tête
À mesure qu’elle les rêve
Ses yeux gardent la vision
Des oiseaux
À tire d’aile
Qui la précèdent
Gérard Bocholier, Les étreintes invisibles
*choix de la lectrice de Michel Martel
Les enfants auraient encore la possibilité de faire voguer des voiliers sur l’eau du bassin des Tuileries. Comme on le faisait il y a 30 ans. La carte a été postée en 1987, rue de la Reine-Blanche, dans le 13e arrondissement, avant de se retrouver dans un bac croisé lors d’une de mes chasses aux cartes postales.
Je ne me lasse pas de telles scènes.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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