ce qui reste d’instinct
dans le désir de vivre
m’attend recroquevillé
au point de suspension
Isabelle Miron, Passée sous silence
*choix de la lectrice signée Helge Helme
ce qui reste d’instinct
dans le désir de vivre
m’attend recroquevillé
au point de suspension
Isabelle Miron, Passée sous silence
*choix de la lectrice signée Helge Helme
Grâce à cette carte envoyée par Hildegarde, qui connaît ma passion pour le rouge, j’ai découvert les ocres de Roussillon.
Ce doit être formidable de voir ceci en vrai et à différentes heures du jour pour bien profiter des jeux du soleil.
La boîte aux lettres vide me fait l’effet d’un petit cénotaphe, d’un soulier mis devant la cheminée et retrouvé vide le matin de Noël. (Béatrix Beck)
*toile de Belinda Del Pesco
les mots comme des courants d’air
dans la bouche
combler les trous
une fois pour toutes
colmater la vie
par laquelle je m’échappe
Isabelle Miron, Passée sous silence
*choix de la lectrice de Blake Harrison
cet article, j’ai fait le tour du Salon de Malachite, de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, la carte postale le représentant m’ayant donné le goût de tout savoir à propos de cette salle.
On ne revient jamais d’aucun voyage, car celui qui revient n’est plus le même. Ce dépaysement que nous allons chercher sur d’autres territoires, d’autres lumières, d’autres parfums, est un subtil et nécessaire exil intérieur. (Anne Dufourmantelle)
*illustration de Rafael Lopez
sur la rive une vague
m’apaise
remet sa voix
entre les mains ouvertes
des coquillages
Isabelle Miron, Passée sous silence
*choix de la lectrice de Ronna S. Harris
Le jour où j’ai déniché cette carte texturée vintage en provenance du Mexique, j’avais rendez-vous avec mon amie Ode, laquelle rentrait justement du Mexique où elle avait passé deux semaines dans sa famille paternelle. Et j’avais très hâte de lui montrer ma trouvaille.
Jamais je n’aurais pu imaginer qu’elle allait sortir cette carte de son sac, représentant le même serpent à plumes, appelé Quetzalcoatl, figure dominante du temple de Teotihuacan, dont l’origine et l’histoire ne sont pas banales, comme vous pourrez le constater en lisant ceci.
la venue des souvenirs cerne
le temps comme une frontière
comment désormais retrouver
le clair espace de l’œil
la nuit s’allonge
mes mains s’effacent
de tout prolongement
Isabelle Miron, Passée sous silence
*choix de la lectrice de David Hardy (dont toute trace a disparu)
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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