Agis avant qu’il ne soit trop tard, le temps n’attend jamais. (Proverbe roumain)
*toile de Maurice Barraud
Agis avant qu’il ne soit trop tard, le temps n’attend jamais. (Proverbe roumain)
*toile de Maurice Barraud
Le renard ne fait la bise à l’agneau que quand il veut le manger. (Proverbe roumain)
*toile de Stephen Warde Anderon
Mon amie Stefana, en revêtant le 1er décembre les couleurs du drapeau de son pays natal, m’a à la fois donné un cours d’histoire et inspirée. Stefana est née en Roumanie, et je ne manque jamais l’occasion de porter le 1er mars de chaque année un Martizor que m’avait offert Catalina, ma correspondante roumaine, comme Stefana le fait aussi, pas spécialement pour souligner l’arrivée prochaine du printemps, mais plutôt notre amitié.
Or, j’ai appris qu’elle pas que Roumaine, mais plus particulièrement originaire de Transylvanie, laquelle a été unie à la Roumanie le 1er décembre 1918, d’où le fait qu’elle arborait du bleu, du jaune et du rouge. Ce qui m’a donné l’idée de vous offrir en ce dimanche des proverbes roumains présentés par des lecteurs et des lectrices vêtus de ces couleurs, comme celle peinte par José Marques Campao – ou des scènes livresques où ces trois couleurs seront présentes – en commençant par celui- ci : Un anneau du plus bel éclat ne corrige pas le défaut de l’ongle.
quatre saisons et tes lèvres
douces comme l’été
ces temps-ci
mon angoisse pourrissante s’enfarge dans
ton énergie débordante entraînant ton regard
ardent sur le monde tendre généreux
pourtant mon fleuve salé ton faux fleuve doux
se mêlent
là où nous ne sommes pas : huit cents
kilomètres de désir
d’alanguissements souterrains
les cloisons de nos vies titubent tranquillement
vers une confiance de bonheur
où les vérités ordinaires
font moins mal
ne font que crépiter imperceptiblement
enjolivant les journées joyeuses
de petites grisailles telles des ronces
quatre saisons huit cents kilomètres et tes lèvres
douces comme l’été
Clara Lagacé, En cale sèche
*choix de la lectrice signée Ylli Haruni

(photo de Carleton E. Watkins)
Ceux qui fréquentent le pays de Lali depuis un moment le savent : j’aime beaucoup les photos en noir et blanc. De même que les photos d’une autre époque. Je ne pouvais donc qu’apprécier cette scène photographiée en 1880 à San Francisco, mettant en évidence ses célèbres cable cars.
Quelle élégance chez ces passagers, vous ne trouvez pas?
plénitude
tu m’apprends le silence (mon amour)
avec tes yeux sonores ton sourire muet
qui font défaillir les crissements de mes pensées
désormais tu tisses mon existence
apaisant le décharnement de mon âme avec tes mains feutrées
et des fils de soie ternis de plaisir
à l’abri des conversations
sur ton corps continent intime
je me retire
prête à jouir de l’engourdissement coutumier
d’après l’amour
silencieusement
Clara Lagacé, En cale sèche
*choix de la lectrice de Kathy Harker-Fiander
C’est grâce à cette carte postale représentant son atelier à La Havane que j’ai fait connaissance avec l’artiste cubaine Amelia Peláez que je vous invite à découvrir à votre tour.
Nous sommes faits de nos blessures autant que de nos réussites. (Barbara Kingsolver)
*toile de Kabari Banerjee
dire la solitude
de qui demeure
dans le silence
de toi dans le silence de vous
éternel
et le sang lointain
étoiles muettes et froides
le sang de qui demeure
dans le cantique du silence
le vent n’est plus
ni la clarté froide des rivières
égrenant sa gaieté
dans le silence
l’éclatant rire d’enfant tu
Ô absences
Louis-Philippe Dalembert, Poème pour accompagner l’absence
*choix de la lectrice de Svetlana Rumak
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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