quatre saisons et tes lèvres
douces comme l’été
ces temps-ci
mon angoisse pourrissante s’enfarge dans
ton énergie débordante entraînant ton regard
ardent sur le monde tendre généreux
pourtant mon fleuve salé ton faux fleuve doux
se mêlent
là où nous ne sommes pas : huit cents
kilomètres de désir
d’alanguissements souterrains
les cloisons de nos vies titubent tranquillement
vers une confiance de bonheur
où les vérités ordinaires
font moins mal
ne font que crépiter imperceptiblement
enjolivant les journées joyeuses
de petites grisailles telles des ronces
quatre saisons huit cents kilomètres et tes lèvres
douces comme l’été
Clara Lagacé, En cale sèche
*choix de la lectrice signée Ylli Haruni

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